GeForce GT 710 d'ASUS (GT710-4H-SL-2GD5) : PCIe x1 et HDMI x4 peuvent vous sauver la mise

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GeForce GT 710 d'ASUS (GT710-4H-SL-2GD5) : PCIe x1 et HDMI x4 peuvent vous sauver la mise

Acheter une carte graphique en 2021, c'est compliqué. En 2022, ça devrait l'être aussi. Mais il y a des modèles plus disponibles que d'autres. À ce titre, les GeForce GT 710 de NVIDIA sont une exception, avec en plus l'avantage d'être proposées sous des formes parfois spéciales, comme notre modèle ASUS du jour.

Lorsque l'on monte un PC ou un serveur à base de processeur Ryzen d'AMD, vous avez un choix à faire : faut-il opter pour un APU à partie graphique intégrée mais limité à 8 cœurs, ou utiliser un CPU allant jusqu'à 16 cœurs mais nécessitant une carte graphique tierce pour disposer d'un affichage à l'écran ?

Une question qui a le plus souvent une réponse simple : pour une machine bureautique un APU suffit, pour un joueur la carte graphique s'impose. Puis il y a tous les cas intermédiaires, qui sont un casse-tête. En attendant que de prochaines architectures viennent les résoudre, il faut trouver des solutions et parfois un peu d'imagination.

C'est notamment le cas dans le cadre d'usages sous la forme d'un serveur. Il existe ici une carte graphique qui peut vous sauver la mise en répondant à un besoin précis : la GT710-4H-SL-2GD5 d'ASUS, vendue une centaine d'euros (et disponible !). Un modèle basique et passif qui, outre ses quatre sorties vidéo HDMI, ne nécessite qu'un port PCIe x1.

Du PCIe x1, pourquoi c'est bien ?

Lorsque l'on se monte un serveur de virtualisation par exemple, il est courant d'utiliser des CPU avec un très grand nombre de cœurs, sans qu'une carte graphique ne soit nécessaire. Il est possible de contourner le problème avec une carte mère avec gestion distante (BMC/IPMI) qui se repose sur une puce graphique intégrée sur le PCB.

Mais elles sont aussi plus chères. Utiliser une carte graphique minimale et classique implique une autre restriction : elle occupera un port PCIe x16 et pourra donc grever le système d'autant de lignes PCIe qui ne pourront pas être utilisées pour une carte réseau, des SSD et autres composants. Là aussi, il existe des solutions.

Parfois, des ports PCIe x1 ou x4 sont proposés sous une forme « ouverte », permettant d'insérer une carte plus longue. Dans le cas d'une carte graphique, elle fonctionnera sans problème mais avec une bande passante réduite entre elle et le CPU (ce qui n'est pas un problème vu l'usage visé ici). Autre possibilité : réduire le nombre de lignes attribuées à un port via le BIOS/UEFI. Malheureusement, ce n'est pas toujours possible pour tous les ports.

D'ailleurs, on se retrouve parfois face à une situation où ça ne colle tout simplement pas. Nous avons récemment rencontré un exemple du genre avec notre X570 Aorus Master de Gigabyte équipée d'un Ryzen 5 5600X. Elle dispose de quatre ports PCIe sur son PCB, exploitable de la manière suivante avec notre processeur :

  • 1x PCIe 4.0 x16, câblé en x16, avec bifurcation (jusqu'à x4/x4/x4/x4)
  • 1x PCIe 4.0 x16, câblé en x8
  • 1x PCIe 4.0 x1, câblé en x1
  • 1x PCIe 4.0 x16 câblé en x4

Notre volonté est d'y placer une carte avec 4 SSD PCIe 3.0 x4 (NVMe) utilisant le port x16 principal, tout en occupant d'autres ports PCIe, notamment pour une carte réseau. Avec également une carte graphique pour que le système démarre, nécessitant un port x16. Ici, on pourrait se dire que nous sommes dans une situation idéale.

Mais une petite étoile apportant une précision sur le site de Gigabyte vient doucher nos espoirs : lorsque les deux premiers PCIe 4.0 x16 sont équipés d'une carte, ils fonctionnent à x8 au maximum. Avec moitié moins de lignes, deux de nos SSD ne seraient plus connectés à la machine, qui ne répond alors plus à notre besoin. 

Gigabyte X570 Aorus Master PCIeGigabyte X570 Aorus Master PCIe

Seule solution : laisser le second port PCIe x8 vide et connecter nos autres cartes sur les ports PCIe x1 et x4. Si nous voulons utiliser une carte réseau (ou autre) nécessitant un port x4 (soit 4 Go/s, 32 Gb/s en PCIe 4.0), il ne nous reste que le x1 pour la carte graphique. Malheureusement, Gigabyte a fait ici un choix qui change tout : ce port est fermé. Ainsi, on ne peut pas y mettre une carte plus longue. Comme il n'était pas envisageable d'utiliser une scie, nous avons cherché une carte graphique PCIe x1, et il n'existe qu'une solution en la matière : la GeForce GT 710.

La GT710-4H-SL-2GD5 d'ASUS

Nous avons trouvé une référence low profile vendue un peu moins de 100 euros par Zotac qui peut répondre à ce besoin. Passive, ne nécessitant aucune alimentation complémentaire, elle n'occupe qu'un emplacement PCIe. Mais ses sorties vidéo étaient assez basique avec un trio HDMI, DVI, VGA (ce dernier étant amovible). 

Elle conviendra dans la majorité des cas. Mais nous voulions aussi pouvoir avoir sous la main une carte pour contrôler de nombreux écrans, nous avons donc opté pour la solution d'ASUS. Elle est un peu plus chère, n'est pas au format low profile, mais est toujours passive, n'occupant qu'un emplacement PCIe et propose... 4 ports HDMI.

ASUS ne le précise pas clairement sur son site mais la boite le confirme, il s'agit de ports HDMI 1.4b, gérant au maximum du 1080p à 120 Hz ou de la 4K à 30 Hz. On aurait préféré trouver une référence similaire en GT 1010 ou GT 3010, profitant d'un GPU moderne de NVIDIA avec un moteur de (dé)compression vidéo récent, mais le constructeur n'a toujours pas mis de telles cartes sur le marché. Il faut donc se contenter d'un GPU Kepler. 

GeForce GT 710 ASUS GT710-4H-SL-2GD5

ASUS vante sur son site la qualité de fabrication de ce modèle avec sa technologie « Auto extrême » avec des soudures en une passe du PCB, précisant que des tests sont effectués pendant 144 heures (6 jours) pour s'assurer de son bon fonctionnement, nous verrons à l'usage. La carte embarque 2 Go de GDDR5.

Elle a donc pour principal avantage de ne nécessiter que peu de lignes PCIe pour fonctionner et d'être compacte. Ainsi, ceux qui cherchent à disposer d'une multitude d'écrans par PC. ASUS met ainsi en avant la photo d'un système grand public avec trois cartes, capable donc de gérer jusqu'à 12 écrans. Elle peut aussi être une solution pour de petits serveurs « edge » qui ont besoin d'une certaine capacité d'affichage dont ils ne disposent pas nativement.

Dans tous les cas, elle remplit son office sur notre serveur, qui a désormais récupéré ses 20 lignes PCIe pouvant être utilisées pour différents périphériques. Pourquoi faire exactement ? Ce sera l'objet d'un prochain article... 😉

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