Oracle Cloud déclare son amour d'ARM et Ampere Computing : instances à petit prix, gratuité, etc.

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Oracle Cloud déclare son amour d'ARM et Ampere Computing : instances à petit prix, gratuité, etc.

C'est au tour d'Oracle d'apporter son soutien à Ampere Computing, avec l'intégration des processeurs Altra au sein de son offre Cloud. La société appuie d'ailleurs fort sur les avantages d'une telle solution pour différents cas d'usage.

Avec la mise sur le marché de ses Altra, la société Ampere Computing, créée par Renée James après son départ d'Intel, voulait montrer qu'il était possible de proposer un processeur ARM très dense, paré pour le Cloud.

Ampere Computing monte en puissance

Au fil de son histoire, elle a été rejointe par un nombre croissant de partenaires comme Packet qui a été l'un des premiers à intégrer ses processeurs. Lenovo était alors son premier grand soutien côté constructeurs. Ils ont rapidement été rejoints par Canonical, Gigabyte, Microsoft Azure, ou encore VMWare. D'autres suivent.

Ampere Computing PartenairesAmpere Computing Roadmap 2021

On note d'ailleurs depuis quelques années la présence du français Scaleway, bien que le projet d'intégration des SoC Altra soit resté à l'état de test pour le moment. Ces derniers temps, ce sont Gigabyte et NVIDIA qui ont montré un fort attrait pour les travaux d'Ampere Computing, qui est au coeur des plateformes ARM des deux sociétés.

C'est au tour d'Oracle Cloud de rendre concret son intérêt, en annonçant la mise sur le marché de l'offre Ampere A1 Compute. Le tarif est annoncé comme abordable : 1 centime par cœur de l'heure soit 7,4 dollars par mois.

Oracle Cloud vante les mérites d'Altra

Oracle Cloud n'y va pas avec le dos de la cuillère lorsqu'il s'agit de vanter les avantages de ces processeurs. Il faut dire qu'ils ont été pensés pour les usages du cloud, avec des choix techniques différents de la concurrence. Ainsi, les Altra qui sont utilisés intègrent 80 cœurs au sein d'un même socket (128 pour les Altra Max), à une fréquence fixe.

De quoi favoriser la densité, la granularité de montée en performances, le tout de manière prédictible, précise Oracle Cloud. La fréquence étant fixe, le processeur ne voit pas sa performance évoluer à la hausse ou à la baisse en fonction du nombre de cœurs utilisés, comme c'est le cas chez AMD ou Intel par exemple, via les mécaniques de Boost/Turbo.

  • Oracle Cloud Ampere A1 Compute
  • Oracle Cloud Ampere A1 Compute
  • Oracle Cloud Ampere A1 Compute
  • Oracle Cloud Ampere A1 Compute

Autre intérêt : il n'y a pas de Multi-Threading, ainsi il n'y a pas de « partage du moteur d'exécution, des registres, des caches L1/L2 entre les threads, ce qui minimise la surface d'attaque ». Surtout, le client serait largement gagnant selon Oracle Cloud, qui évoque en détail deux cas d'usage : un reverse-proxy Nginx et la compression x264.

Si les performances sont parfois meilleures chez la concurrence, le coût plus faible des Ampere Altra jouerait largement en leur faveur, que ce soit face à des instances à base de Xeon d'Intel ou d'EPYC d'AMD. Le tout avec un écosystème qui n'est, certes pas aussi large que x86, mais tout de même assez développé pour les besoins visés. 

Une offre attractive, qui peut être testée sans frais

La commercialisation passe par des instances pouvant aller de 1 à 80 cœurs (OCPU), facturé chacun 1 centime de l'heure. Auxquels il faudra ajouter 1 à 64 Go de mémoire, facturés 0,0015 dollar par Go et par heure. Une offre bare metal permettant d'atteindre 160 cœurs et 1 To de mémoire doit ensuite être proposée.

Une chose est sûre, Oracle Cloud veut appuyer lourdement Ampere Computing, puisqu'une page dédiée a été mise en place sur son site pour vanter l'initiative, détaillée dans des vidéos et autres billets de blog, notamment pour expliquer comment monter un serveur Minecraft sur de telles instances... gratuitement. 

Car la société veut « donner accès à tous à ARM dans un serveur », proposant trois mécaniques de gratuité. Tout d'abord ceux attribués à tout compte (dont 4 OCPU A1 + 24 Go), mais aussi 300 dollars utilisables les 30 premiers jours, avec jusqu'à 30 000 dollars de crédits fournis pendant 12 mois à travers un programme de soutien à des projets ARM.

Si Oracle Cloud ne dit pas qu'il ne mise plus sur x86 désormais, puisque ces processeurs restent nécessaires pour de nombreux usages, on peut y voir, après AWS ou Apple à sa manière (des M1 étant proposés dans des serveurs), une belle entaille infligée dans le contrat de mariage entre ce fournisseur de cloud et l'écosystème x86.

  • Introduction
  • Ampere Computing monte en puissance
  • Oracle Cloud vante les mérites d'Altra
  • Une offre attractive, qui peut être testée sans frais
S'abonner à partir de 3,75 €

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