Retour sur 20 ans d’évolution du DSM (Disk Station Manager) et de Synology

DSM 7 impair et passe
Retour sur 20 ans d’évolution du DSM (Disk Station Manager) et de Synology

Synology a fêté ses 20 ans. Depuis ses débuts, la société a connu plusieurs cycles : un lancement en douceur jusqu’en 2005, une accélération pendant une dizaine d’années avec des mises à jour régulières de son interface DSM, avant une accalmie sur la partie logicielle dès 2016. Il était temps de faire une petite rétrospective.

C’est en 2000 que la société Synology est créée par deux anciens employés de Microsoft : Cheen Liao et Philip Wong. Leurs profils sont complémentaires, le premier ayant été responsable de développement logiciel, le second dans la branche Vente et Marketing.

Premier NAS en 2004 avec un « firmware » maison

Ils commencent tout d’abord comme prestataires pour des fabricants de NAS à qui ils fournissent des solutions logicielles. Ils lancent leur propre machine en mars 2004 – le DS-101 – avec un système d’exploitation développé en interne.  À l’époque, il n’avait pas de nom particulier.

L’ensemble est présenté comme une solution 3-en-1 : stockage et partage de fichiers, sauvegarde et enfin accès à une imprimante. À une époque où elles n’étaient pas forcément reliées au réseau local, avec ou sans fil, c’était encore une fonctionnalité nécessaire. Ce NAS disposait déjà de trois ports USB et d’un bouton physique « copie ».

Il faudra attendre un an – mars 2005 – pour que le DS-101g arrive. Il passait au Serial-ATA avec un port réseau à 1 Gb/s alors que le DS-101 était limité à 100 Mb/s. Quinze ans plus tard, Synology n’est toujours pas passé à la vitesse supérieure, ne proposant pas de Multi-Gig à 2,5 ou 5 Gb/s et très peu de 10 Gb/s par défaut dans ses produits.

NAS à deux baies : pas avant 2007

En avril 2006, de premiers NAS avec quatre emplacements sont mis sur le marché : le Cube Station CS-406(e) – un nom probablement choisi à cause de leur format cubique – et le Rack Station RS-406. Le système d’exploitation gagne des fonctionnalités. Nous pouvons par exemple citer la Download Station, le Multimedia Server et le support du RAID.Synology ne parle toujours pas d’interface DSM dans sa communication officielle, mais de « firmware ».

Une importante mise à jour est tout de même déployée intégrant Photo Station 2 en 2007. De nombreuses fonctionnalités sont également ajoutées, comme la possibilité de migrer vers un RAID 1 ou d‘un RAID 1 vers un RAID 5. Il faudra attendre avril de la même année pour que le constructeur lance son premier NAS avec deux emplacements : le DS207. Une référence qui porte une différence importante. Il ne s’agit en effet pas d’un DS-207, le tiret a disparu.

En juillet 2007, une version bêta du « firmware » est diffusée. Elle intègre pour la première fois Audio Station tandis que la Photo Station 2 se met aux vidéos, permettant de les lire depuis le navigateur. La version finale arrivera en août. En octobre, Synology fait plaisir à certains utilisateurs : « Il nous a fallu un certain temps pour prendre la décision de transformer notre support telnet [et SSH, ndlr] “non officiel” en ”officiel” ». 

Synology deux baies

Évolution et explications de la nomenclature Synology

En 2006/2007, Synology met en place une nomenclature encore valable aujourd’hui. Les deux premières lettres indiquent le type de produit : DS pour Disk Station pour les NAS à poser sur un bureau, RS pour les RackStation de type serveur. Depuis, cela s’est complexifié et ces derniers ont été déclinés : RC pour des modèles sans baies devant être montés en clusters, SA pour des solutions haute performance avec de gros CPU. Il existe aussi la série FS (FlashStation), disponible pour bureau ou en rack, pensée pour être uniquement utilisée avec des SSD.

Les deux derniers chiffres de la référence correspondent à l’année du lancement (à partir de septembre, on passe sur la collection de l’année suivante). Les autres chiffres permettent de connaître le nombre d’emplacements gérés par le NAS. Par la suite, des indicateurs de performances ont été ajoutés pour ajouter de la granularité.

En plus de la série de base « value », nous avons les NAS avec un « j » à la fin de leur référence pour l’entrée de gamme, ceux avec un « + » pour le haut de gamme et enfin un « xs/xs+ » pour le très haut de gamme. Il y a également la série « play » pour des NAS orientés multimédia (même si ce n’est pas forcément aussi vrai aujourd’hui),  et la gamme « slim » pour ceux ne prenant en charge que des périphériques de stockage de 2,5 pouces. Il y a aussi eu la gamme « air » avec Wi-Fi intégré, mais elle a vite été arrêtée.

Les RackStation ont ici aussi leur spécificité. Un « RP » dans une référence signifie que l’alimentation est redondante. Un « D » à la fin de la référence d’un modèle de la série SA indique qu’il intègre deux contrôleurs (carte mère, processeurs, mémoire, etc.) au sein d’un même châssis.

Ainsi, le DS418 est de la génération 2018 avec quatre emplacements. Le DS1019+ est plus récent (2019), se positionne dans le haut du panier niveau performances/fonctionnalités et peut gérer dix périphériques de stockage. Attention, il n’a que cinq emplacements par défaut, il faut ajouter une unité d’expansion pour passer à dix.

À vous de jouer avec le RS3617RPxs !

Disk Station Manager (2.0) débarque

C’est avec la version 2.0 de l’interface que le nom Disk Station Manager est utilisé pour la première fois. La bêta a été mise en ligne en février 2008, basée sur des appels asynchrones via AJAX. Sur la gauche de l’interface, on retrouve une liste des fonctionnalités/paramètres du NAS, avec la fenêtre principale sur la droite.

Il n’est pas encore question d’un fonctionnement avec des icônes à la manière du bureau de Windows ou de multitâches comme on le connaît aujourd’hui. La version finale sera mise en ligne un mois plus tard, en mars 2008. 

Synology continue bien entendu de travailler sur la partie matérielle. Un premier NAS avec cinq emplacements est lancé en avril 2008 : le DS508, qui est aussi la première machine à avoir des baies échangeables à chaud. Le fabricant était aussi particulièrement fier de ses performances, pour l’époque : 30 Mo/s en écriture et 45 Mo/s en lecture.

DSM était mis à jour à plusieurs reprises, notamment avec les versions de juin et septembre (nommées comme tel). La première renforçait la sécurité et les performances, la seconde ajoutait le RAID 6, l’agrégation de liens, les informations S.M.A.R.T. des disques durs, Virtual Host pour héberger plusieurs sites sur le NAS, etc.

2008 sera aussi marquée par l’ouverture aux applications tierces et le lancement d‘une version française du site de Synology en décembre. À ne pas confondre avec la branche Synology France qui ne sera pas mise en place avant 2012.

DS409slim et DSM 2.1/2.2

En 2009, DSM passe en version 2.1 avec une bêta au début de l’année et une version finale en mars. Malgré son numéro de version, il s’agit d’une mise à jour importante avec plusieurs nouveautés, dont le serveur Mail Station et la prise en charge de nouveaux modes RAID (5+Spare et JBOD).

On peut aussi couper le ventilateur du NAS lorsque des disques durs de 2,5"sont utilisés, le fabricant vend d’ailleurs des « Disk Holder » pour les installer dans les emplacements 3,5". DSM 2.2 est lancé en bêta dès juillet, la version finale arrivera en septembre. Au menu des principales nouveautés, une surveillance Station en version 3, la compatibilité DLNA et la prise en charge de Time Machine d’Apple.

2009 a également vu arriver plusieurs applications sur l’App Store d’Apple, ainsi que le lancement du premier NAS avec uniquement des emplacements de 2,5 pouces : le DS409slim. Le rythme d’évolution est alors assez soutenu.

La révolution DiskStation (ou pas), cap sur DSM 3

En janvier 2010, changement de nom : Disk Station devient… DiskStation (DS). Même chose pour les Rack et Visual Station qui ont respectivement été renommées en RackStation (RS) et VisualStation (VS).

C’est à cette période qu’est lancé le premier NAS avec un processeur x86 d’Intel, le DS1010+. Synology était fier d’annoncer que sa machine dépassait pour la première fois la barrière du gigabit (128 Mo/s) avec 167 Mo/s en lecture et 142 Mo/s en écriture via l’agrégation de liens évidemment.

DSM 2.3 bêta venait lui tenir compagnie avec le célèbre SHR (Synology Hybrid RAID) qui fait encore le succès de la marque, puisqu’il permet d’utiliser des unités de stockage de capacités très différentes pour composer des groupes RAID avec peu de perte d’espace. Le chiffrement des dossiers partagés est également de la partie, tout comme la sauvegarde vers le cloud avec Amazon S3. DSM 2.3 est finalisé en mars 2010.

Dès l’été DSM 3.0 débarque en bêta et sera lancé en septembre, un délai court qui était la norme à l’époque. L’interface était revue et s’approchait de celle que l’on retrouve encore aujourd’hui, mais surtout le DSM devenait multitâche. Dans le même temps, les applications mobiles étaient disponibles sur Android, en plus d’iOS.

La série xs dans l’ombre de DSM 3.1/3.2

Nouvelle année, nouvelle version de DSM : en janvier 2011, la 3.1 bêta est mise en ligne, avec la mouture finale à peine un mois plus tard. La 3.2 (bêta et finale) suivait dans la seconde moitié de l’année.

Dans les deux cas, pas de « killer feature », mais des améliorations sur de nombreuses fonctionnalités. Synology a
dans le même temps lancé son VPN Center et annoncé la prise en charge d’AirPlay d’Apple.

Mi-2011, la série « xs » est inaugurée avec les DS31611xs et RS3411(RP) xs. Ils pouvaient disposer de deux ports à 10 Gb/s via l’ajout d’une carte d’extension. En 2020, cela devient peu à peu le standard sur cette série haut de gamme où il fallait bien souvent se rabattre sur une carte PCIe.

Synology Mag

DSM 4.0 en 2012, NAS DS213air avec Wi-Fi intégré

Pour DSM 4.0, finalisé en mars 2012, l’interface était retouchée et permettait de créer des dossiers sur le bureau. Cloud Station débarque pour synchroniser les documents de vos ordinateurs sur votre NAS, tandis que la prise en charge de VPN Station est « complète » : un serveur DiskStation peut faire office de client VPN.

La version 4.1 mise en ligne au milieu de 2012 pense aux professionnels avec la prise en charge des API vStorage pour l’intégration de baies (VAAI) de VMware vSphere. Les particuliers ne sont pas oubliés avec la Video Station pour gérer leurs films, regarder (ou enregistrer des émissions) si un tuner TNT (DVB-T) USB est branché sur le NAS.

Le premier NAS à huit baies, le DS1812+ est aussi lancé début 2012. En octobre c’est au tour du DS213air de prendre son envol : il s’agit du premier – et dernier – NAS Synology avec du Wi-Fi 4 intégré. Un DS214air a pendant un temps été évoqué par le fabricant – avec du Wi-Fi 5 et un SoC plus performant, mais il ne semble finalement jamais avoir été commercialisé.

DSM 4.2 et 4.3 en 2013, 5.0 et 5.1 en 2014

2013, comme les années précédentes, débute par une nouvelle version de DSM, mais ce n’est pas une révision « majeure » puisqu’il est alors question de la 4.2 avec une bêta janvier et la finale en mars. Le rythme reste donc régulier. Là encore, les professionnels sont ciblés avec des snapshots pour les LUN, du clonage et un renforcement de Synology High Availability. D’autres petites nouveautés sont ajoutées avec la 4.3 durant l’été 2013.

C’est en 2014 qu’arrive DSM 5.0 au début de l’année (version finale en mars) puis 5.1 à la fin de l’été (automne pour la mouture finale). L’interface a été retravaillée, notamment afin de s’adapter aux écrans Ultra HD et Retina. Le Central Management System (CMS) permet aux administrateurs de gérer des centaines de NAS, Cloud Sync prend en charge Dropbox, Google Drive…

DSM 5.0 apporte aussi les mises à jour automatiques et les notifications pour les applications. Signalons enfin la prise en charge des clés Chromecast par la Video Station.

Synology mag

Les douloureux épisodes Heartbleed et SynoLocker

En 2014, Synology se fait remarquer en étant particulièrement réactif pour la mise en ligne de correctif de sécurité, notamment concernant la catastrophique faille Heartbleed d’OpenSSL.

Surfant cette vague, la version 5.1 du DSM renforce la sécurité avec des outils comme son Security Advisor qui analyse les paramètres système et la robustesse des mots de passe, combiné avec AppArmor qui protège contre les logiciels malveillants. Autre changement important : DSM peut enfin se mettre à jour automatiquement.

Durant l’été 2014 par contre, SynoLocker est venu jouer les trouble-fête : des pirates ont utilisé une faille de DSM 4.3 (bouchée en décembre 2013) pour chiffrer des données es NAS et demander une rançon à leur propriétaire. Le constructeur rappellera alors l’importance des mises à jour et de la mise en place de solutions comme les snapshots pour retrouver des versions antérieures de ses fichiers.

DSM 5.2 et 6.0 (bêta) en 2015, premier routeur Wi-Fi de Synology

En mars 2015, DSM 5.2 arrive, sans être une révolution, il est principalement question de correctifs. Il faut dire que Synology travaille sur un autre projet qui mobilise une partie de ses équipes, dont on entendait parler depuis des mois : son premier routeur, le RT1900ac. Il fonctionne avec une interface d’administration dédiée : SRM, dérivée de DSM.

Le lancement de DSM 6.0 débutera fin 2015 avec une bêta, puis une version finale début 2016. Les changements apportés sont importants avec le passage au 64 bits et à une conception modulaire. Les fonctionnalités sont également nombreuses avec l’arrivée de DSM, de MailPlus, de SpreadSheet, d’une nouvelle Video Station (calquée sur le Plex de l’époque), des certificats Let’s Encrypt, etc.

Synology amorçait un virage vers un modèle de licence payante – qui s’est renforcé depuis – pour des fonctionnalités sur MaiPlus. Le constructeur parvenait alors à tenir son rythme d’une version majeure tous les deux ans. C’est à cette époque que la machine bien huilée s’est mise à dérailler.

DSM 5Synology DSM 5

Le rythme des mises à jour du DSM à la loupe

Entre 2008 et 2014, Synology tenait un bon rythme de croisière avec généralement deux versions de DSM chaque année et une majeure tous les deux ans : DSM 2.0 en 2008, DSM 2.1 et 2.2 en 2009, DSM 2.3 et 3.0 en 2010, DSM 3.1 et 3.2 en 2011, DSM 4.0 et 4.1 en 2012, DSM 4.2 et 4.3 en 2013, DSM 5.0 et 5.1 en 2014, DSM 5.2 et 6.0 bêta en 2015 (la finale est arrivée début 2016).

Le rythme s’est ensuite ralenti. Depuis mars 2016, Synology n’a mis en ligne que trois versions du DSM : 6.1 en 2017, DSM 6.2 en 2018 et DSM 6.2.2 en 2019. Avec les lancements de DSM 6.0 et 6.2 (les deux dernières grosses mises à jour de Synology), la durée des bêtas s’est considérablement rallongée : six mois pour la version 6.0 et sept mois pour DSM 6.2 (DSM 6.1 était sur un rythme plus classique de trois mois).

Aux dernières nouvelles, la durée de la bêta de DSM 7.0 devrait également être relativement longue.

DSM 6.x entre 2016 et… 2020

Presque cinq ans après la version finale de DSM 6.0, en mars 2016, nous ne sommes toujours pas passés à la version finale DSM 7.0. On devrait pourtant approcher de la 8.0 si le rythme précédent avait été préservé. Un ralentissement que l’on a ressenti aussi dans la conception des produits, aux évolutions matérielles un peu ronflantes, excepté sur le très haut de gamme destiné aux entreprises (séries FS, RC, SA notamment).

Pour son interface, Synology a assuré un service minimum avec les versions 6.1 en février 2017, et 6.2 en mai 2018, où l’application Drive venait remplacer la Cloud Station et la possibilité de passer certains NAS ARM 64 bits sur l’architecture de fichiers Btrfs. La dernière en date est la 6.2.3. Elle apporte de multiples nouveautés, toutes assez mineures, en plus des correctifs de sécurité et d’une amélioration de la stabilité…

Synology DS218play DSM 6
Synology DSM 6

Cloud C2 et NAS 6 baies en 2017, NAS avec GeForce en 2018

Les services ont aussi beaucoup occupé l’entreprise ces dernières années. Son cloud public C2 était lancé en bêta en Europe en mars 2017. Il permet pour rappel de sauvegarder tout ou partie des données de son NAS en ligne (contre un abonnement payant). La version finale arrivera en septembre de la même année avant une disponibilité au niveau mondial en mars 2018.

En 2017 toujours, le DS3018xs débarque. Si nous parlons de ce modèle précis c’est parce qu’il s’agit du premier NAS avec six emplacements. Synology propose désormais des NAS avec 1, 2, 4, 5, 6, 8, 10, 12 et 16 emplacements, sans compter les éventuelles unités d’expansion.

D’autres nouveautés sont à noter. En octobre 2018, Synology propose son routeur mesh pour étendre la couverture Wi-Fi. En août 2019, le DVA3219 est officiellement lancé, un NAS un peu particulier, misant sur l’IA, avec une GeForce pour de l’inférence locale appliquée aux flux vidéo.

Vous avez demandé DSM 7.0 ? Ne quittez pas…

La rentrée 2020 a été l’occasion pour Synology de commencer à dévoiler sa gamme 2021, après une série 2020 toute en micro-retouches. On a eu droit à quelques bonnes surprises, comme un premier modèle à base de processeur AMD (DS1621+) et un second disposant d’un Xeon D, 8 Go de mémoire, du 10 Gb/s et d’une garantie de 5 ans pour un tarif raisonnable (pour sa gamme tout du moins), le DS1621xs+.

Pour autant, le constructeur continue de faire l’impasse sur le Multi-Gig et notamment le 2,5 Gb/s, ce qui ne devrait pas changer de sitôt. Espérons que l’arrivée de DSM 7.0 sera l’occasion d’un support des cartes PCIe et adaptateurs USB tiers. La version bêta ayant été publiée le 8 décembre 2020, il faudra attendre l'été au moins pour la mouture finale. 

Synology DSM 7.0 Preview
Synology DSM 7

Le lancement de la bêta était au départ attendu pour le premier semestre 2019. En mai 2019, Marcos de Santiago, responsable produit chez Synology France, annonçait que DSM 7.0 serait en retard, mais qu’il arriverait « dans l’année, c’est sûr ». Perdu. DSM 7.0 était de nouveau présenté en octobre 2019, avec un gros accent mis sur les professionnels, cible de choix pour Synology depuis quelques années. Aucune date de lancement n’était annoncée ni aucun changement dans le calendrier, on restait donc sur 2019 pour la phase bêta.

Finalement, une préinscription au programme Preview a été annoncée… le 31 décembre 2019. On attendait les résultats à partir du 14 mars (date butoir des inscriptions), mais tout n’a finalement été lancé que début septembre. Pour justifier un tel retard, le fabricant explique que l’implémentation de nombreux nouveaux services prend plus de temps que prévu. Une excuse un peu bancale puisque, par le passé, Synology a déjà lancé des versions majeures de DSM sans certaines fonctionnalités, le temps de les finaliser ; quitte à leur dédier un programme bêta par la suite.

Lors de sa présentation annuelle, nommée cette année « 2021 and Beyond », la société a multiplié les promesses de bonnes surprises pour les mois à venir. Nous serons là pour les décortiquer… et attendre DSM 7.1.

Voici enfin une chronologie des principaux événements marquants de Synology :

  • Janvier 2000 : Création de Synology
  • Mars 2004 : Premier NAS avec une baie
  • Mai 2006 : Premiers NAS avec quatre baies
  • Avril 2007 : Premier NAS avec deux baies
  • Mars 2008 : DSM 2.0
  • Avril 2008 : Premier NAS avec cinq baies
  • Juillet 2009 : Premier NAS pour HDD de 2,5”
  • Janvier 2010 : Premier NAS avec processeur x86
  • Septembre 2010 : DSM 3.0
  • Juin 2011 : Premiers NAS de la série « xs »
  • Février 2012 : Premier NAS avec huit baies
  • Mars 2012 : DSM 4.0
  • Octobre 2012 : Premier NAS avec Wi-Fi intégré
  • Mars 2014 : DSM 5.0
  • Octobre 2015 : Premier routeur
  • Mars 2016 : DSM 6.0
  • Septembre 2017 : Lancement de Cloud Public C2
  • Septembre 2017 : premier NAS avec six baies
  • Aout 2019 : Premier NAS avec une GeForce
  • Septembre 2020 : DSM 7.0 Preview
  • Octobre 2020 : Premier NAS avec Ryzen AMD
  • Décembre 2020 : DSM 7.0 Beta

Cet article a initialement été publié dans le magazine #2 de Next INpact distribué en janvier. Il est pour le moment réservé à nos abonnés et sera ensuite accessible à tous, comme l'ensemble de nos contenus. Nos magazines sont disponibles à la vente au sein de notre boutique en ligne.

  • Introduction
  • Premier NAS en 2004 avec un « firmware » maison
  • NAS à deux baies : pas avant 2007
  • Évolution et explications de la nomenclature Synology
  • Disk Station Manager (2.0) débarque
  • DS409slim et DSM 2.1/2.2
  • La révolution DiskStation (ou pas), cap sur DSM 3
  • La série xs dans l’ombre de DSM 3.1/3.2
  • DSM 4.0 en 2012, NAS DS213air avec Wi-Fi intégré
  • DSM 4.2 et 4.3 en 2013, 5.0 et 5.1 en 2014
  • Les douloureux épisodes Heartbleed et SynoLocker
  • DSM 5.2 et 6.0 (bêta) en 2015, premier routeur Wi-Fi de Synology
  • Le rythme des mises à jour du DSM à la loupe
  • DSM 6.x entre 2016 et… 2020
  • Cloud C2 et NAS 6 baies en 2017, NAS avec GeForce en 2018
  • Vous avez demandé DSM 7.0 ? Ne quittez pas…
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