OVH Summit 2018 : quatre univers, « SMART » cloud, Tesla V100, AMD, migration VMWare à chaud...

Octave a déjà tout tweeté (ou presque)
OVH Summit 2018 : quatre univers, « SMART » cloud, Tesla V100, AMD, migration VMWare à chaud...

Sans délaisser ses activités historiques regroupées dans OVHmarket et OVHspirit, le Roubaisien croque à pleines dents dans l'intelligence artificielle avec l'intégration des GPU Tesla V100 de NVIDIA dans son cloud OVHstack. Pour les professionnels, la migration à chaud de workloads VMWare arrive dans OVHentreprise.

Aujourd'hui, OVH organise son sixième Summit, l'occasion pour la société de revenir sur les nombreuses annonces des derniers mois – notamment les changements à sa tête – et d'évoquer son futur, résolument tourné vers les professionnels et l'étranger. S'il fallait résumer les promesses du Summit 2018 en un mot, ce serait sans aucun doute « cloud ».

La société regroupe aussi ses différents services dans quatre univers. Les partenaires d'OVH pourront proposer leurs applications (éventuellement payantes) dans OVHmarket, le machine learning se renforce dans les dédiés OVHspirit et le cloud OVHstack.

Enfin, la migration à chaud et sans interruption de tâches de travail VMware (données et machines virtuelles) arrive dans l'univers OVHentreprise. Autant de changements dont nous avons discuté avec Octave Klaba (fondateur et président du conseil d'administration), Michel Paulin (directeur général), Alain Fiocco (directeur technique) et Xavier Perret (directeur de la transformation digitale).

Notre dossier sur l'OVH Summit 2018 : 

OVH se pose en alternative aux géants du Net avec son cloud « SMART »

En guise d'introduction, Octave Klaba définit OVH comme un « fournisseur de cloud alternatif » face aux géants que sont Amazon, Google et Microsoft, pour ne citer que ces trois-là. Pour se démarquer, l'atout principal de la société est le même depuis plusieurs années : proposer des datacenters en Europe qui ne sont pas soumis au Patriot Act.

Le groupe pérore d'ailleurs sur ses efforts : « OVH reste le seul fournisseur d’envergure mondiale à proposer des offres de serveurs dédiés avec ou sans Patriot Act et Cloud Act ». Pour arriver à ce résultat, la société a « beaucoup de contraintes que n'ont pas ses concurrents », nous répète Octave Klaba. « Si on est comme Amazon ou Azure, on n'a plus de valeur » ajoute-t-il.

Afin d'éviter tout problème, les entités américaines et canadiennes sont complètement isolées d'OVH en Europe. Elles disposent de leur propre comité directeur, d'équipes, de bases de données et d'interfaces dédiées. Ainsi, dans chaque pays où il est présent, l'hébergeur « peut garantir le caractère souverain des données » en fonction des règles locales, bien évidemment. 

C'est ce qu'OVH présente comme du « multi-local », contrairement aux offres globales des géants du Net. Cette compartimentation stricte sera reconduite lors de l'ouverture de nouveaux datacenters ailleurs dans le monde. La Russie, la Chine, l'Inde et le Brésil comptent parmi les pistes à l'étude.

Ouverture, simplicité, interopérabilité...

La société roubaisienne met aussi en avant la notion d'ouverture, au sens large du terme. « Nous croyons que le cloud doit rester ouvert, y compris sur le long terme » dit Michel Paulin, directeur général d'OVH depuis fin août. « Nous sommes un acteur actif de l’Open Cloud Foundation [...] le cloud doit être ouvert, interopérable et réversible ». Il ne faut pas « être emprisonné dans la solution d’un acteur », indique-t-il.

Les tarifs sont aussi mis en avant par le dirigeant : « La plupart de nos offres incluent du trafic illimité, c’est une différence majeure avec nos concurrents ». Contrairement à certaines formules cloud d'Amazon ou de Google, il n'y a pas de facturation lorsque vous sauvegardez, déplacez ou récupérez vos données sur celui d'OVH. 

Enfin, la société assure être transparente : « nous faisons ce que nous disons et disons que ce que nous faisons ». On ne peut pas retirer à OVH qu'elle communique ouvertement sur ses problèmes techniques,  notamment par le biais d'un Octave Klaba très réactif... quitte parfois à en faire trop. Certes, la communication est à améliorer, mais la transparence technique est pour le moment de mise. Espérons que ça dure.

Bref, pour Michel Paulin le cloud OVH doit être « SMART », c'est à dire Simple, Multi-local, Accessible, Réversible (interopérable)  et Transparent. De belles promesses dont l'avenir nous dira si elles resteront les mêmes.

OVH Summit 2018
Octave Klaba - Crédits : Sébastien Gavois (licence: CC by SA 4.0)

Quatre « univers » pour regrouper tous les services

Principal changement annoncé lors du Summit 2018 : les services de la société sont désormais regroupés dans quatre univers distincts. Il était encore récemment question de trois seulement, mais le cloud public OpenStack a finalement été isolé au lieu d'être intégré dans OVHentreprise.

Avant de revenir plus en détail sur chacun d'entre eux, voici les grandes lignes : 

  • OVHmarket : outils numériques, noms de domaine, VoIP, hébergement de sites web...
  • OVHspirit : le cœur historique d'OVH avec les serveurs dédiés, le réseau...
  • OVHstack : cloud public et big data avec OpenStack
  • OVHentreprise : des services pensés pour les grosses sociétés et leur transformation numérique

OVHmarket : services, hébergement web... et une marketplace

OVHmarket est donc une « boîte à outils numériques » pour réaliser des sites, des plateformes d'e-commerce ou encore des applications mobiles. Elle regroupe le « catalogue de solutions Web, Telco, Cloud [...] avec le soutien des partenaires locaux d’OVH » et se destine surtout aux auto-entrepreneurs et petites entreprises (jusqu'à une trentaine d'employés), nous détaille Xavier Perret.

Des services tiers viennent compléter l'offre d'OVH. Le premier SaaS (Software as a Service) a déjà été annoncé il y a quelques jours : Visibilité Pro. Il est proposé en partenariat avec Uberhall, même si ce dernier n'est pas cité dans la présentation officielle.

Ce logiciel est intégré dans l'infrastructure d'OVH pour un traitement en direct sur ses serveurs. Interrogé sur l'absence de Twitter dans les réseaux sociaux gérés (Facebook et Instagram le sont), OVH n'a pas été en mesure de nous répondre pour le moment.

D'autres services de partenaires d'OVH sont attendus. La société ne cache pas ses ambitions : « C'est vraiment l'idée d'une marketplace » déclare Xavier Perret. Des acteurs mettent à disposition (éventuellement contre paiement) leurs services aux autres clients d'OVH. Ils doivent par contre respecter « les valeurs d'OVH », notamment sur la gestion des données personnelles, et être hébergés dans le cloud d'OVH. Ces applications seront disponibles depuis l'espace client.

Cloud Web est aussi dans OVHmarket. Pour rappel, il s'agit d'un mélange entre Public Cloud et hébergement web classique avec un « serveur isolé ». Xavier Perret nous donne un exemple : « C'est un mutualisé avec un élément intéressant : un intégrateur peut construire sur un même environnement mutualisé plusieurs sites pour différents clients, voire choisir le datacenter d'OVH. C'est une flexibilité qu'on ne pouvait pas avoir avec un VPS ».

OVHmarket

Lancement des abonnements sur la fibre OVH 

En plus des offres xDSL, la fibre optique (FTTH) passe aussi sous la marque OVHmarket, à partir du réseau de Kosc (qu'OVH a cofondé)Trois offres sont proposées à partir d'aujourd'hui : Connect, Express et Enterprise.

Toutes ont un débit pouvant grimper jusqu'à 1 Gb/s en téléchargement et 250 Mb/s en upload. La différence se fait sur le nombre de lignes téléphoniques (entre 0 et 3) et les services inclus (Exchange, Fax, nom de domaine, etc.). Un engagement de 12 à 36 mois est obligatoire, avec les frais d'installation offerts dans le second cas.

Les tarifs débutent à 35,99 euros HT par mois pour Connect à 300 Mb/s (39,99 euros HT à 1 Gb/s), 49,99 euros HT pour Express et 59,99 euros HT pour Entreprise ; ces deux dernières étant à 1 Gb/s.

Actuellement quatre millions de prises sont éligibles, contre 2,1 millions mi-juillet, et l'opérateur promet de passer prochainement à huit millions.

OVHspirit : bande passante doublée, Xeon Scalable Gold, Optane arrive

Les serveurs dédiés et autres « bare metals » sont regroupés dans OVHspirit, qui connaitrait toujours une forte demande selon les dirigeants. La grande annonce du Summit 2018 est le doublement de la bande passante pour le même tarif. Un premier lot d'un millier de serveurs dédiés en profite dès maintenant, tandis que les autres devront attendre plusieurs semaines. Une surprise ? Pas vraiment non, puisqu'Octave Klaba l'avait déjà tweeté la semaine dernière.

Le Summit 2018 est aussi l'occasion de mettre en avant la gamme HG 2019, dont trois représentants sont déjà disponibles sur le site de l'hébergeur. Les tarifs vont de 223 euros HT par mois pour le mHG-2019 avec Xeon Scalable Silver 4110 (8 cœurs et 16 threads) et jusqu'à 595 euros HT par mois pour BHG-2019 avec deux Xeon Scalable Gold 6132 (soit 28 cœurs et 56 threads).

Quatre nouvelles configurations HG-2019 arriveront le mois prochain, avec des SSD Optane d'Intel pour le traitement massif de données et/ou un GPU NVIDIA Tesla V100 pour des besoins en intelligence artificielle (deep learning), mais nous n'avons pas tous les détails pour l'instant. 

OVHspir

Des Tesla V100 sur les dédiés et le cloud... 

Les nouveaux GPU ainsi que le logiciel GPU Cloud du caméléon seront également proposés dans le cloud d'OVH (via OpenStack) avec une facturation à l'usage. Une troisième offre vGPU arrivera plus tard afin d'exploiter plusieurs (dizaines) de GPU si besoin.

Si dans un premier temps, le système de refroidissement d'origine des cartes graphiques reste, l'hébergeur compte ensuite passer au watercooling, comme sur ses serveurs. Une étape « obligatoire pour avoir la même densité que sur le reste » des machines, selon Alain Fiocco.

Pour le directeur technique d'OVH, « NVIDIA a fait beaucoup d'annonces, en particulier sur des systèmes d'accélération de machine learning et uniquement du deep learning, c'est assez prometteur et c'est 80 % du vrai travail. Le deep learning c'est bien, mais c'est plus du buzz et de la communication. Plein de gens ont besoin de faire du machine learning traditionnel plus vite et moins coûteux ». De nouveaux produits de NVIDIA autour de l'intelligence artificielle devraient donc arriver prochainement.

Octave Klaba confirme que l'intelligence artificielle va se renforcer dans les offres d'OVH au cours des prochains mois. Ensuite, les équipes se pencheront sur l'Internet des objets, probablement à partir du premier trimestre 2019, mais sans plus de détails pour le moment.

... les nouveaux processeurs AMD en embuscade

Interrogé sur l'arrivée de processeurs EPYC ou Ryzen d'AMD dans des serveurs dédiés d'OVH (les 36 configurations actuelles sont encore exclusivement Intel), le directeur technique Alain Fiocco nous répond que, « oui bien sûr il y en aura. On est en train de retravailler la gamme en fonction de cas d'usage bien particuliers ».

Les nouveaux CPU d'AMD pourraient par exemple prendre place dans des machines pour la virtualisation. Ce n'est pas tout : « Dans le Public Cloud il y en aura aussi très probablement ». Dans les deux cas, aucun délai n'est donné.

Kubernetes sur le cloud OVHstack

Troisième univers, OVHstack aurait tout aussi bien pu s'appeler OVHcloud. L'une des nouveautés du Summit 2018 est la mise en place d'une bêta privée pour Managed Kubernetes. Rien de surprenant là encore puisqu'Octave Klaba l'avait là encore dévoilé en avance, sur le forum en mai dernier.

Kubernetes est une plateforme (open source) très populaire d'orchestration de serveurs virtuels, notamment fondés sur Docker. Le projet était initialement développé par Google, avant d'être transféré à la Cloud Native Computing Foundation en 2014.

D'autres nouveautés sont de la partie, notamment avec Analytics Data Platform, « une solution de big data analytics entièrement open source basée sur Apache Hadoop, déployée en 1 heure sur Public Cloud ». De son côté, Cloud DataBases prend en charge de nouvelles bases de données : MariaDB, MongoDB, MySQL, PostgreSQL et Redis. 

Le Public Cloud (Instance et Storage) sera lancé avant la fin de l'année dans les datacenters de Singapour et de Sydney. Trois nouvelles zones de disponibilité seront également ouvertes en France, « avec un routeur virtuel et un Load Balancer (gamme Instance), ainsi qu’un ensemble d’outils de monitoring de la consommation et des performances ».

Face à ses concurrents et aux géants du Net, « on a un peu du retard sur OVHstack » reconnait Octave Klaba, qui compte néanmoins « le rattraper avec les développements en interne et les partenariats avec des startups ». 

OVHstack

vSAN, migrations à chaud et sans coupure de VMware avec HCX

Dans la gamme OVHentreprise, nous retrouvons évidemment OVHcloud Connect qui permet de se connecter directement au réseau d'OVH depuis l'un de ses PoP (points de présence), tandis que SDDC (Software Defined Datacenter Center) intègrera la semaine prochaine la technologie vSAN de VMware : « un stockage local basé sur des technologies NVMe/SSD ». 

L'hébergeur présente aussi le service HCX permettant de migrer des environnements VMware (données et machines virtuelles) à chaud. « C'est une technologie VMWare » nous détaille Alain Fiocco, avec trois formules payantes. La migration classique d'abord, pour transférer des tâches de travail chez OVH, sans interruption de service ni indisponibilité des machines virtuelles. 

La seconde fournit un cloud hybride afin de « bouger et sauvegarder les workloads de manière transparente » entre l'un ou l'autre des datacenters. Enfin, la dernière autorise le transfert de cloud à cloud. Vous pouvez ainsi partir d'OVH avec vos workloads pour les migrer chez un autre hébergeur. C'est d'ailleurs une volonté affichée du Roubaisien. « Nos outils de transitions fonctionnent dans les deux sens » nous assure Alain Fiocco, revenant ainsi sur la promesse d'interopérabilité de Michel Paulin.

Le directeur technique nous explique qu'OVH a eu accès cette technologie de VMWare « en avance de phase » il y a plusieurs mois déjà. « Quand on a racheté la division cloud de VMWare (il y a 15 mois), le contrat précisait qu'on devait prendre les clients et les migrer sur notre datacenter. Pour faciliter cette opération, ils nous ont donné à la technologie HCX. On a essuyé les plâtres, mais ça a permis de développer une compétence et d'automatiser la procédure. »

Des clients aux États-Unis sont ainsi migré « tous les jours » avec cette technologie et, « à partir du mois du prochain, on va le mettre à disposition de tous les clients » d'OVH.

Il ne faut évidemment pas s'attendre à un transfert instantané. Voici un exemple donné par OVH : « il a fallu 5 semaines à un client pour bouger 300 To de VMs, incluant la planification, l’installation, la réplication et la bascule. En un jour, ce client est monté à 23 To de données transférées, soit 1 To/heure entre deux datacentres en Allemagne. Un autre client a bougé de son datacentre plus de 200 To, répartis sur 750 VMs, sans downtime ».

Dans la suite de notre dossier sur le Summit 2018, nous reviendrons sur la stratégie globale d'OVH, ses revenus, la composition de son comité de direction et les projets en cours.

OVH Summit 2018

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27 commentaires
Avatar de alex.d. Abonné
Avatar de alex.d.alex.d.- 18/10/18 à 13:08:01

Les tarifs que vous donnez pour les offres fibre, ce sont pour des connexions à 300Mb/s, pas 1Gb/s. Il faut bien lire le "à partir de ...". La version 1Gb/s est, il me semble, 5€ plus chère.
 

Avatar de jojofoufou INpactien
Avatar de jojofoufoujojofoufou- 18/10/18 à 13:09:05

"Face à ses concurrents et aux géants du Net, « on a un peu du retard sur OVHstak » reconnait Octave Klaba, qui compte néanmoins « le rattraper avec les développements en interne et les partenariats avec des startups ». ""Un peu de ratard", c'est un euphémisme, les mecs ne proposent même pas autant que service qu'AWS a son ouverture en 2006.

La première et dernière fois que je suis allée à un event OVH c'était il y'a trois ans, les mecs se gargarisaient de fournir des infra customs bare metal à leurs grand comptes, c'était pathétique de ringardise.
Si les mecs ne réagissent pas immédiatement et sérieusement je ne vois même pas comment ils pourraient survivre aux 5 prochaines années.

Avatar de gathor Équipe
Avatar de gathorgathor- 18/10/18 à 13:25:52

Oui, j'ai reformulé pour éviter la confusion ;)

 

Avatar de GrosMatou27 Abonné
Avatar de GrosMatou27GrosMatou27- 18/10/18 à 14:33:00

En attendant, ça fait des mois que je dois supprimer les données du site ex3.mail.ovh.net tous les jours pour pouvoir me connecter à mon compte exchange, et ce malgré les nombreux tickets que j'ai ouverts et fermés par OVH par la suite...

Avatar de AirTé Abonné
Avatar de AirTéAirTé- 18/10/18 à 15:31:50

Et je rajouterais qu'avec l'offre Express, il est possible de prendre la version "Lite", ce qui fait baisser le tarif de 7 € HT/mois mais aussi le nombre de lignes VoIP, etc...

Avatar de ErGo_404 Abonné
Avatar de ErGo_404ErGo_404- 18/10/18 à 15:51:20

Idem, j'ai juste fini par décocher la case "me garder connecté", et j'enregistre le mdp dans le navigateur, comme ça, plus de problèmes.

Avatar de yvan Abonné
Avatar de yvanyvan- 18/10/18 à 15:52:28

Peut être parce qu'ils vont au rythme de la majorité des boites qui n'ont pas encore grand chose de containérisé et qu'ils ont une politique data beaucoup plus rassurante que les américains ?

Avatar de ErGo_404 Abonné
Avatar de ErGo_404ErGo_404- 18/10/18 à 15:53:34

Franchement ils sont à la ramasse. Certes ils ont les prix pour eux, mais la qualité de service n'a rien à voir ni même les options.
Sur leurs services cloud on a des temps de réponse du SAV de parfois plusieurs jours. Quand on agrandit un disque dur de base de donnée en prod et qu'on ne peut plus redémarrer la machine à cause d'eux, ça fout les boules. Autant chez nous on peut se permettre 1h d'interruption mais pas 3 jours ...

Avatar de ErGo_404 Abonné
Avatar de ErGo_404ErGo_404- 18/10/18 à 15:57:48

Ouais mais du coup les nouvelles startups qui ont besoin d'aller vite (sans pour autant faire de la mauvaise qualité) vont directement aller chez Amazon ou Google, d'autant qu'il y a un nombre incalculables d'outils prévus pour.
La politique de data ou de ne pas se laisser enfermer chez un hébergeur c'est une blague. Ils utilisent des solutions open source mais d'une part ils les modifient (donc il faut parfois des devs customisés) mais en plus personne d'autre ne les utilise, du coup pour changer d'hébergeur ... on doit quand même se taper des modifications dans les outils.

Avatar de yvan Abonné
Avatar de yvanyvan- 18/10/18 à 16:04:25

Sauf exception les start up ne rapportent pas gros aux hébergeurs cloud, la masse de pognon à gagner est dans la dématérialisation des infras des PME/PMI et grands comptes qui va se faire dans les 10 ans à venir avec la généralisation de la fibre et la 5G.

Et sinon ils ont juste à s'insérer dans les plate formes gérées par spinnaker (je suppose que c'est pour ça qu'ils font du kubernetes) et tout le monde pourra migrer chez eux quand souhaité comme ça se passe déjà avec les pionniers du cloud.

Pour moi ils sont en retard mais loin d'être morts ou tant que ça à la rue.

Édité par yvan le 18/10/2018 à 16:07
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