Après l'annonce de son retard, Shadow détaille ses choix et ce qui attend ses clients

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Après l'annonce de son retard, Shadow détaille ses choix et ce qui attend ses clients

Trois semaines après avoir annoncé que ses nouvelles offres seraient en retard, Blade a enfin livré quelques détails sur les différents choix auxquels seront confrontés ses clients. Un email leur sera envoyé dans la journée avec tous les détails. Pour Ultra et Infinite, il y aura comme prévu peu d'élus pour le moment.

C'est le grand jour pour Blade. Après avoir officialisé un retard sur les nouvelles offres de son service de « PC dans le Cloud » Shadow fin janvier, puis tenté de s'en expliquer depuis, elle va indiquer dans la journée à ses clients ce qui les attend pour les mois à venir. Pour préparer le terrain, la société organisait un nouveau Shadow News jeudi dernier.

Qui a droit à une place sur les serveurs livrés par OVH, avec un abonnement Ultra/Infinite ? Quand ? Qui devra se contenter d'une migration vers l'offre Boost avec éventuellement des options de stockage additionnel ? Nous le saurons très bientôt. Pour le moment, la jeune société a seulement esquissé les grandes lignes.

L'étape est importante, car il faut à la fois limiter les départs, préparer l'avenir et rattraper le coup après une communication aussi floue qu'incomplète dans les premiers jours. Le nouveau PDG, Jérôme Arnaud, était alors venu annoncer le retard à la communauté, oubliant des détails essentiels que Blade peine encore à évoquer publiquement.

De quoi irriter jusqu'à OVH, dont le patron Octave Klaba est monté publiquement au créneau. Ce, dans une période où NVIDIA lançait GeForce Now, Depuis, Emmanuel Freund, son médiatique co-fondateur a commencé à revenir sur le devant de la scène et les interventions de responsables se sont multipliées pour tenter d'apaiser la situation.

Emmanuel Freund sera-t-il le prochain dans le Shadow News de demain ?

Notre dossier sur le retard de la nouvelle offre Shadow :

« À l'annonce des offres, on était confiants »

Cela a commencé par David Chanial (infrastructure) et Arnaud Lamy (ingénierie) qui devaient « entrer dans les détails des raisons techniques à l'origine des délais sur les précommandes de Shadow Ultra et Shadow Infinite ». Mais leurs directives semblaient être de ne pas trop en dire, puisque le résultat était assez décevant.

Ils ont en effet passé tout un Shadow News a livrer des éléments de langage déjà entendus sur le sujet, notamment en réponse à nos questions, avec finalement assez peu de détails techniques concrets : la solution créée par Blade était inédite, c'était un défi technique, il fallait la concevoir de toutes pièces... et ça ne s'est pas passé comme prévu.

C'est vrai, mais on se demande alors pourquoi la société a décidé d'annoncer ses offres avec un délai si court : trois mois, période des fêtes de fin d'année comprises. Ses représentants disent avoir été assez confiants au départ face aux défis qui ne manqueraient pas de survenir, forts de leur expérience déjà acquise sur le sujet. 

Lorsqu'il évoque le sujet, David Chanial oublie tout de même un « détail » : toute la phase de conception opérée avec OVH s'est bien déroulée, malgré effectivement quelques soucis techniques intervenus puis corrigés (notamment celui sur la carte mère précédemment évoqué). Mais l'hébergeur a livré les baies Alpha/Beta dans les temps.

Ce qui a réellement causé le retard est un choix de Blade en dernière ligne droite : avoir préféré une offre commerciale intéressante de son actionnaire 2CRSi à celle (en location) des équipes d'Octave Klaba. Le temps nécessaire à la finalisation du projet était trop important pour tenir les délais annoncés au départ.

Surtout, le nombre de baies commandées à OVH était largement insuffisant pour faire office de tampon, nécessitant d'annoncer publiquement un retard et une livraison des offres Infinite/ultra seulement de manière partielle dans un premier temps. C'est pour cela que lorsque les raisons du retard et le besoin de trouver des solutions sont évoqués Blade ne mentionne pas que des soucis techniques : Ils étaient aussi commerciaux et financiers.

Nous reviendrons sur ce point dans un prochain article.

Blade OVH Serveurs Shadow
Les serveurs de Blade loués chez OVH - Source : Octave Klabla

Les cartes graphiques dans des serveurs, c'est compliqué

Mais quels ont exactement été les défis techniques ? Pour David Chanial, cela tient principalement à l'intégration de cartes graphiques en masse dans des serveurs. Une pratique présentée comme inédite, mais qui ne l'est pas tant que ça à l'heure du Big Data et du tout IA, surtout pour des entreprises comme NVIDIA.

Mais en voulant tout gérer de bout en bout, la société semble s'être complexifié la vie. On le comprend en creux dans une remarque du responsable de l'infrastructure : « ceux qui font ça pour le machine learning font ça avec des GPU spécialisés, nous on fait ça avec des GPU pour les gamers ».

C'est ce qui ferait la complexité d'intégration de Shadow, traitée avec OVH et devant désormais l'être avec 2CRSi. Mais cette présentation est un peu trompeuse. Elle était surtout vraie aux débuts de Shadow, ses premières machines étant équipées de GeForce GTX 1070/1080 classiques dans ses serveurs (Asus à l'époque), ce qui n'est clairement pas l'usage commun ou même recommandé par NVIDIA. C'est d'ailleurs plutôt « découragé ».

Pour deux raisons : tout d'abord parce que ces composants n'ont pas été prévus pour être utilisés dans les contraintes qui sont celles des baies d'un datacenter, leur système de refroidissement n'est pas adapté à cela pas plus que leurs pilotes, etc. Surtout, NVIDIA propose deux gammes de produits dédiées (plus chères) : Quadro et Tesla.

Lorsqu'il a été question d'un partenariat entre Blade et NVIDIA, l'une des conditions qui semble avoir été posée par le constructeur était d'ailleurs de voir la jeune société rentrer dans le rang sur ce point. C'est pour cela que les machines mises en production depuis le lancement public de l'offre se basent sur des Quadro P5000, qui sont un équivalent de la GeForce GTX 1080 avec deux fois plus de mémoire (et non « le nom marketing de la version business de la 1080 »).

Pour le Cloud Gaming, NVIDIA mise plutôt sur Tesla

Lorsqu'il parle de GPU spécialisés pour le machine learning, David Chanial évoque en réalité les Tesla qui sont des composants pensés pour une utilisation en datacenter avec une grande densité, parfois dans des formats spécifiques (et donc plus coûteux/complexes à intégrer).

C'est ce que NVIDIA utilise pour ses racks clé en main DGX/HGX, son offre GPU Cloud, etc. Il a même une solution spécifique au jeu dans les nuages puisque les clients intéressés peuvent commander son RTX Server for Cloud Gaming. Il s'agit d'une machine au format 8U intégrant jusqu'à 40 Tesla (soit 5 par 1U, pour 20 CPU), pouvant profiter des solutions maison telles que GRID. C'est d'ailleurs ce produit qui est proposé aux partenaires de la GeForce Now Alliance

Le service de cloud gaming maison repose lui-même historiquement sur des Tesla P40 (Pascal), mais également des Tesla RTX T10. Une solution réservée à certains clients (non évoquée publiquement sur le site) exploitant l'architecture Turing lorsque les fonctionnalités RTX sont nécessaires. On y trouve un GPU TU102 complet et 24 Go de GDDR6, comme les GeForce RTX Titan et Quadro RTX 6000. C'est d'ailleurs le choix des Quadro RTX qu'à fait Blade.

Blade doit-elle choisir entre hardware et software ?

La société a misé sur des serveurs classiques avec de cartes graphiques au format PCIe qui sont, non pas pensée pour les joueurs, mais principalement pour la conception et le rendu 3D, les traitements vidéo, effets spéciaux et autres solutions que l'on trouve surtout dans des stations de travail.

Mais elles peuvent tout à fait trouver leur place dans des serveurs, NVIDIA proposant là aussi de telles solutions validées avec des intégrateurs partenaires, pour différents besoins. Mais Blade a ici préféré une solution maison, conçue dans un premier temps avec OVH puis 2CRSi, adaptée à ses besoins.

On comprend des différentes interventions récentes que ses équipes passent énormément de temps sur la conception des baies, même si elle est en bonne partie déportée sur un partenaire pour son industrialisation et sa mise en œuvre à grande échelle une fois tous les composants validés. Une internalisation de la R&D qui peut se comprendre.

Cela évite en effet la dépendance technique face à un prestataire, permettant de mieux faire travailler en synergie matériel et logiciel. Mais cela implique aussi de devoir résoudre soi-même le gros des problèmes au fil de l'eau, ce qui semble avoir causé en bonne partie le retard de la nouvelle offre. On sent d'ailleurs ici une sorte de dualité chez Blade. 

Lors de sa conférence de presse de fin octobre, elle indiquait vouloir travailler avec OVH pour se reposer sur son savoir-faire dans la conception de baies, la gestion de datacenters, pour se concentrer sur son produit. On voyait alors l'entreprise s'affirmer dans une décision de favoriser ce qui est le cœur de son réacteur, ce qu'elle peaufine chaque jour et qui fait sa différence : sa solution technique, logicielle.

Ce qu'elle vend à ses clients n'est pas tant le fait de proposer tel GPU avec tel CPU sur telle carte mère, qu'un PC dans le cloud qui « juste marche ». Mais elle a finalement décidé de repartir dans un cycle de conception avec 2CRSi où ses équipes semblent davantage impliquées, sans doute aussi pour mieux maîtriser les coûts et contraintes des baies.

Dans leurs interventions récentes, les responsables de Blade vantent leur capacité à tester de nouveaux composants pour améliorer leurs serveurs au bénéfice de l'utilisateur. Mais de leur propre aveu, chaque petite modification peut nécessiter de multiples adaptations, surtout à l'échelle de dizaines de milliers de clients.

Et elles semblent avoir été nombreuses. Rien ne nous indique d'ailleurs aujourd'hui que les composants définitifs pour les baies devant être conçues avec 2CRSi sont arrêtés. Comme déjà précisé, si la référence des GPU est déjà connue, il en est tout autrement du reste des composants. L'équipe a seulement promis que tous les changements, notamment vis-à-vis des serveurs déjà livrés par OVH, se feraient pour un meilleur résultat.

On attend donc de connaître le détail des CPU et de la répartition des clients au sein d'une baie pour savoir de quoi il en retourne et pouvoir en juger.

Shadow Précommandes Blade Février 2020
Il n'est désormais plus possible de précommander Infinite ou Ultra, seule une liste d'attente est proposée

« On aurait dû arrêter les précommandes beaucoup plus tôt »

Sur le plan commercial, Blade concède une erreur. Une fois encore, c'est l'hôte des Shadow News Victor Grimoin qui a été envoyé au front pour l'évoquer : les précommandes auraient dû être arrêtées plus tôt.

David Chanial défend ici les choix de l'équipe qui se disait que tout allait pouvoir être réglé dans les temps, reculant l'échéance, avec le résultat que l'on connaît. Mais cela aurait officialisé la situation plus tôt, ce qui n'aurait sans doute pas arrangé la communication de Blade.  Le principal problème ne semble d'ailleurs pas là.

En effet, être en retard arrive et Shadow est habitué à cet exercice. Se tromper sur le moment où on l'annonce du fait des espoirs en interne peut se comprendre. Mais on peut par contre regretter le choix d'un délai si court au départ alors que, comme nous le disions à l'époque, rien n'était encore prêt ou acté définitivement avec OVH. Surtout, les clients auront sans doute du mal à accepter le flou entretenu par Blade sur les raisons du retard dans sa communication.

Car choisir finalement 2CRSi plutôt qu'OVH n'est pas un problème en soi. Le faire pour des raisons financières ou commerciales non plus. Favoriser un partenaire qui vous fait une meilleure offre permettant de maintenir les tarifs annoncés plutôt qu'un autre qui pourrait vous inciter à tout revoir à la hausse à terme peut se comprendre.

Mais alors, pourquoi le cacher, ne pas en parler clairement dès le départ lorsque le PDG vient s'expliquer devant la communauté, tourner autour du pot à longueur de Shadow News, promettre des détails techniques pour finalement rester assez flou sur ces sujets... et ne pas simplement exposer la situation telle qu'elle est ?

Dire « tout est de notre faute » est une chose, ne pas s'en expliquer de manière claire en est une autre. Surtout pour une société revendiquant tellement une approche communautaire avec un contact direct.

100 % des précommandes de Boost livrées d'ici mars

Et maintenant ? Dans le Shadow News tenu la semaine dernière, Yann Carron de la Carrière, responsable du marketing de Blade est venu exposer ce qui sera annoncé aujourd'hui aux clients, de manière individuelle par email. Un choix guidé par la diversité des cas, résultat de l'évolution de la société et de son offre ces trois dernières années. 

C'est d'ailleurs ce qui a occupé une bonne partie de l'équipe ces derniers jours. Alors que les précommandes de l'offre Boost (correspondant aux serveurs créés avec 2CRSi en 2017) sont traitées depuis la mi-janvier à un rythme plus ou moins régulier (entre 300 et 1 000 par jour) et les nouveaux clients depuis février, vient le temps de préciser ce qu'il en est à ceux encore en attente ou qui avaient opté pour un Shadow Ultra ou Infinite.

Il faut tout d'abord savoir une chose : si vous avez demandé du stockage additionnel, vous allez sans doute devoir attendre encore un peu. Le développement de la fonctionnalité, qui consiste à virtualiser les HDD de 1 To en portion de 256 Go pouvant être utilisées par les clients, est encore en développement. Elle doit arriver début mars.

« Tous les Boost ce sera bon en mars » promet désormais la société qui avait précédemment indiqué que « 100 % des précommandes de Shadow Boost seront activées d’ici fin février ». Ce sera néanmoins toujours en avance pour certains qui n'auraient au départ dû être livrés qu'en avril. « On a jamais activé autant de gens » précise le duo.

Migration vers le nouveau tarif Boost : à partir du 1er mars

Pour les clients actuels qui ont demandé à rester sur la même machine, dont le tarif a été réduit dans la nouvelle offre, celui-ci leur sera appliqué à compter du 1er mars. Comprendre que toute facture éditée après cette date sera au nouveau prix : 14,99 euros par mois, 12,99 euros par mois si vous avez opté pour un engagement d'un an.

Cela représente un peu moins de la moitié du parc actuel selon Blade. Néanmoins, aucun geste commercial ne semble prévu pour compenser le retard de cette migration purement tarifaire, qui aurait normalement dû intervenir en février. Même pour ceux qui avaient pourtant été pressés de faire leur choix dès novembre.

Les représentants de Blade préfèrent retenir que « c'est plutôt chouette ».

Précommandes Ultra/Infinite : 10 % en mars, le reste d'ici la rentrée

Et pour les autres ? Dans la majorité des cas, il faudra attendre. En effet, seuls 10 % des utilisateurs ayant précommandé une offre Ultra ou Infinite pourront être livrés, en mars. Les autres devront attendre, sans date précise donnée pour le moment, les baies conçues avec 2CRSi devant tout d'abord être finalisées puis livrées et installées.

La seule indication donnée est que l'objectif est désormais la fin de l'été, donc six mois environ. Les premières activations seront effectuées sur les serveurs commandés par Blade à OVH et déjà livrés. Ils doivent désormais être configurés et mis en place pour être exploitables, ce qui explique le besoin d'attendre le mois prochain.

Mais on voit ici le décalage qu'il a pu exister entre la demande et les commandes réellement effectuées à OVH avant de décider de migrer chez 2CRSi. Pourtant, ce sont un peu moins des 50 000 précommandes ouvertes qui ont été achetées par les clients de manière effective selon l'équipe. 

Blade Retard Interface Client Février 2020
L'interface client de Shadow mentionne désormais une disponibilité d'Infinite/Ultra « à partir de la fin de l'été 2020 » pour les 90% non livrés en mars

Peu d'élus, avec une touche de discrimination positive

Livrer un client sur 10 est une chose, décider qui le sera, une autre. Une chose est sûre : les déçus seront majoritaires, il faut donc éviter d'ajouter des soupçons de favoritisme. Il avait donc été précisé que les critères seraient équitables, ce qui semble avoir fait l'objet de longs débats en interne. 

La solution du premier arrivé premier servi n'a pas été retenue cette fois, Yann Carron de la Carrière précisant que « bien entendu on était extrêmement chauds pour mettre prioritairement que des anciens clients » mais Blade est une société privée qui doit répondre à des logiques qui sont aussi économiques : 

« On a des investisseurs, on est une startup, on a besoin de lever des fonds pour grandir [...] et l'été prochain on va devoir aller voir des investisseurs et on va leur dire « regardez ce que l'on a fait avec Ultra et Infinite, comment ça marche, comment ils utilisent leur Ultra ou leur Infinite ». Mais si on va les voir avec 100 % d'anciens utilisateurs du même pays, ils vont nous dire que l'on a truqué les chiffres en ne prenant que les meilleurs, ceux qui ne partent jamais, qui consomment le plus, etc. Et du coup on est obligés [...] pour ces 10 % de faire 70 % d'anciens, 30 % de nouveaux et d'avoir des Français, des Belges, des Anglais, des Allemands. »

Un panachage nécessaire, mais qui ne sera pas forcément à l'avantage des clients les plus fidèles ou les plus rapides. D'ailleurs, rien n'a été précisé sur la manière utilisée pour la sélection de ce mix d'utilisateurs.

Gare au transfert de données

Problème : la fonctionnalité permettant une migration de VM entre les datacenters actuels de Shadow et ceux d'OVH n'est pas prête. Ainsi, ceux qui seront sélectionnés devront tout d'abord confirmer qu'ils acceptent une remise à zéro de leur machine et donc tout réinstaller sur la nouvelle.

Plusieurs rappels seront envoyés, mais pensez à sauvegarder ! Si vous refusez, vous passerez alors dans le camp des 90 % de précommande en attente, votre place étant alors libérée pour un autre utilisateur. 

Quid des autres ?

Et les 90 % de ceux ayant précommandé Ultra ou Infinite ? Dès la réception de l'email de Shadow dans la journée, ils pourront indiquer ce qu'ils souhaitent faire en attendant d'être livré : ceux qui sont déjà clients pourront profiter du nouveau prix Boost dès leur prochaine facture, les autres pourront attendre ou demander à accéder à une machine Boost qui leur sera livrée lors des activations de mars, apparemment sans priorité particulière.

Le montant qu'ils ont payé lors de leur précommande ne leur sera alors pas remboursé, mais plutôt utilisé pour payer leurs premiers mois de Shadow Boost. Dans tous ces cas, la place dans la file d'attente pour l'activation d'Ultra/Infinite perdure. Les utilisateurs peuvent également résilier ou annuler leur précommande selon les cas.

Le stockage additionnel accessible à tous en mars

Mais ceux qui ont opté pour Ultra ou Infinite l'ont sans doute aussi fait pour disposer de plus de stockage que les 256 Go intégrés à Boost. Blade précise ici qu'il sera possible de commander des portions de 256 Go supplémentaires.

Cela se passera dans l'interface client, dès le mois de mars. Le tarif est pour rappel de 2,99 € par tranche de 256 Go (jusqu'à 2 To). La société n'indique pas si ceux qui ont précommandé Ultra/Infinite sans être dans les 10 % d'élus auront droit à une remise pour compenser leur attente.

Un email et une infographie pour tout résumer

Selon nos constatations, les différentes procédures ne sont pas encore en place. Dès que ce sera actif, dans la journée, chaque client recevra un email lui précisant ce qu'il en est dans son cas précis, les différents choix qui lui sont proposés, quand il pourra migrer vers l'offre qu'il a précommandé, etc. 

Ainsi, en mars l'équipe espère avoir traité toutes les précommandes de Boost passées, pour gérer ensuite les nouvelles, qui sont désormais indiquées pour un traitement au mois d'avril. D'ici la rentrée il faudra gérer le cas des 90 % de précommandes Ultra/Infinite restantes, passées avant février.

Désormais il n'y a plus qu'une liste d'attente, les autres étant indiquées comme devant être traitées d'ici 2021. Une date assez large pour éviter tout retard complémentaire. Une infographie vient résumer tout ça :

Infographie Blade Shadow Précommandes

Satisfaire les clients, convaincre les investisseurs

Pour Blade, cette journée et les semaines à venir sont donc cruciales. Ils vont devoir satisfaire aux mieux leurs clients, sachant qu'une majorité (90 % de plus de la moitié des précommandes) sera forcément déçue et pourra être tentée de résilier. Il faut donc les convaincre de rester.

Un taux d'annulation qui sera forcément très suivi en interne, mais aussi par les investisseurs à qui il sera proposé de participer à un nouveau tour de table cet été, devant permettre d'engranger ensuite de nouvelles commandes. Restaurer la confiance est donc crucial à plus d'un titre.

On s'attend ainsi à ce qu'Emmanuel Freund, qui intervient à nouveau publiquement depuis peu, monte désormais un peu plus au créneau.  Espérons tout de même que dans les discussions à venir, clients, employés et investisseurs de Blade penseront à faire remarquer que la confiance va de pair avec la transparence dans la communication, ce qui n'a pas toujours été le fort de la société ces dernières semaines.

On sait Emmanuel Freund convaincu sur le sujet. La situation de Blade depuis courant janvier devrait sans doute finir de persuader ceux qui y étaient encore réticents.

31 commentaires
Avatar de secouss Abonné
Avatar de secousssecouss- 19/02/20 à 09:50:23

Super et merci beaucoup pour l'article, on espère qu'a nouveau vous les ferez bouger !

Sinon la photo des serveur made by OVH est complètement pété xD les radiateurs de refroidissement sont ouf !! Le Jacky Water professionnel c'est quelque chose !

Avatar de Arona Abonné
Avatar de AronaArona- 19/02/20 à 09:53:06

A moins que j'ai mal compris, mais en gros ils sont en retard car ils ont changé de crémerie en plein milieu et que le nouveau fournisseur est pas prêt.

L'OVH a livré à temps, auraient-ils pu livrer d'autres baies ensuite? On ne saura sans doute jamais.
Blade n'aurait pas finalisé leur choix de composants, bloquant la réactivité des fournisseurs.

Reste que cette histoire sent quand même la mise à l'envers pour OVH non?

Avatar de seboquoi Abonné
Avatar de seboquoiseboquoi- 19/02/20 à 09:57:05

Quelle pagaille...

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 19/02/20 à 10:12:48

(quote:45836:secouss)
Sinon la photo des serveur made by OVH est complètement pété xD les radiateurs de refroidissement sont ouf !! Le Jacky Water professionnel c'est quelque chose !

Oui ils conçoivent tout en interne et sans doute spécifiquement pour cette commande dans le cas des baies Alpha/Beta (mais je n'ai pas plus d'infos là dessus pour le moment).

(quote:45837:Arona)
...

Voir le précédent papier pour ces sujets, pour OVH, impossible à dire, tout dépend toujours de quand la commande est passée, de ce qu'il est possible de livrer, etc. Mais bon, vu la quantité disponible sur Infinite Ultra, les 90 % ne pouvant pas être honoré dans les temps avec OVH (qui étaient pour rappel les plateformes de test) avec une demande d'exprimer le choix des précommandes dès début novembre, on voit que ça ne s'est pas mal passé que du côté technique. On aura sans doute l'occasion d'en reparler avec un peu de recul sous peu :chinois:

Avatar de L4igleNo1r Abonné
Avatar de L4igleNo1rL4igleNo1r- 19/02/20 à 12:09:42

"Mais ceux qui ont opté pour Ultra ou Infinite l'ont sans doute aussi fait pour disposer de plus de stockage que les 256 Go intégrés à Boost. Blade précise ici qu'il sera possible de commander des portions de 256 Go supplémentaires."

"Néanmoins, aucun geste commercial ne semble prévu pour compenser le retard de cette migration"

Sans trop se creuser la tête donné l'espace de stockage promis dans les Ultra et Infinite aurait été une bonne idée. Pour moi la pilule serait mieux passé, "Ok j j'ai pas la config mais j'ai au moins de l'espace." La faut encore passé a la caisse pour avoir les 500go.

Parce que passer les gens sur l'offre Boost pour patienter c'est pas un geste commercial c'est le minimum.

Édité par L4igleNo1r le 19/02/2020 à 12:10
Avatar de sirchamallow Abonné
Avatar de sirchamallowsirchamallow- 19/02/20 à 12:25:25

Ca devient un micmac cette histoire...
Plus ça avance, plus rien ne semble cohérent
Et j'imagine qu'avec les investisseurs qui pousse au résultat on arrive à des situations comme celle-la. Shadow risque de bruler du cash à une vitesse incroyable.

Avatar de Baralai Abonné
Avatar de BaralaiBaralai- 19/02/20 à 12:40:35

Avec GeForce Now qui vient de sortir et qui fonctionne bien, il y a peu de raisons pour un usage purement "gamer" de patienter. Je pense que je vais résilier ma précommande.

Avatar de JACKPOTE Abonné
Avatar de JACKPOTEJACKPOTE- 19/02/20 à 12:54:14

(quote:45845:Baralai)
Avec GeForce Now qui vient de sortir et qui fonctionne bien, il y a peu de raisons pour un usage purement "gamer" de patienter. Je pense que je vais résilier ma précommande.

Mis à part le support des jeux...
GeForce Now ne peut pas faire tourner tout les jeux, suivant les accords avec les différents éditeurs et les supports validé des différents jeux.

Avatar de aldwyr Abonné
Avatar de aldwyraldwyr- 19/02/20 à 13:07:58

j'avoue que je suis de plus en plus septique quand au choix qu'ils font...

Et leur communication... mon dieu leur communication est horrible actuellement. Je ne sais pas comment ils font en vrai.

Avatar de Enayem Abonné
Avatar de EnayemEnayem- 19/02/20 à 13:37:15

Moi je viens d'avoir l'offre la moins chère la semaine dernière. J'adore ! ça fonctionne super bien.

Mon seul problème c'est que le PC pro a un par feu McAvee incontournable qui m’empêche d'utiliser le service shadow, j'utilise donc un live usb.

Édité par Enayem le 19/02/2020 à 13:37
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