La DGCCRF enquête sur le marché des cartouches d'encre recyclées et génériques

Non, aucun rapport avec Sébastien Patoche
La DGCCRF enquête sur le marché des cartouches d'encre recyclées et génériquesCrédits : andreadonetti/iStock/ThinkStock

La DGCCRF a contrôlé 65 établissements proposant des cartouches d'encre génériques et recyclées. 640 anomalies ont été relevées sur l'information aux clients, avec des sanctions à la clé. Autre problème, les protections mises en place par les fabricants qui limitent de plus en plus le recyclage des cartouches vides.

Journée chargée pour la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). En plus de son bilan sur l'année 2015 (voir notre analyse), elle publie une enquête sur le marché des cartouches d'encre liquide.

65 établissements contrôlés et... 640 anomalies relevées !

En préambule, elle explique que « les cartouches d’encre « génériques » et les cartouches « recyclées » peuvent constituer une alternative économique intéressante aux cartouches neuves de marque fabricants. Selon les professionnels du secteur, une cartouche usagée peut être réutilisée et remanufacturée entre 3 et 7 fois, ce qui peut représenter une économie sur le prix d’achat de l’ordre de 60 % ». Mais, au-delà des chiffres mis en avant par les différentes boutiques, qu'en est-il dans la pratique ?

Au total, pas moins de 640 anomalies ont été répertoriées dans 65 établissements différents, ce qui a conduit à 20 avertissements et 3 injonctions administratives. Premier grief des enquêteurs : les informations sur le prix et les conditions de vente qui ne sont pas correctement signalés dans pas moins de 25 % des établissements contrôlés.

Les défauts sont nombreux : prix, garantie, information au consommateur, etc. 

Si le cas des cartouches rechargées ne pose généralement pas de souci, il en est tout autrement pour celles qu'on amène afin de les faire recharger sur place : « le client n’est généralement averti du prix qu’au moment de son dépôt ». Et ce n'est pas tout : « des défauts d’emploi de la langue française et des pratiques commerciales trompeuses liées à l’utilisation de certaines allégations (origine des encres inexactes, références à des normes non appropriées aux produits vendus, référentiels normatifs imprécis) ont également été relevés » par les enquêteurs de la DGCCRF. 

Les économies mises en avant par les revendeurs (jusqu'à 60 %) ont évidemment été vérifiées et, lorsque cela ne correspondait pas à la réalité, des avertissements ont été distribués. La répression des fraudes ne donne par contre aucun détail supplémentaire sur les boutiques concernées, dommage.

Des protections toujours plus efficaces pour éviter le recyclage

De manière plus générale, la DGCCRF note un « déclin du marché de recyclage des cartouches d’encre vides » à cause des protections techniques de plus en plus perfectionnées qui sont mises en place par les grands fabricants. Le but de l'opération est évidemment de vendre des consommables au prix fort aux clients une fois que l'imprimante est achetée.

Un problème qui n'est pas nouveau et dont il faut évidemment tenir compte lors de l'achat d'une imprimante : pensez à vérifier le prix des cartouches. Il peut en effet varier énormément suivant les modèles et les marques, ce qui a une incidence directe sur le coût d'impression d'une page.

Quoi qu'il en soit, la DGCCRF annonce qu'elle « poursuivra la surveillance de ce secteur ». Certains regretteront sûrement que des mesures ne soient pas prises contre les protections des fabricants qui limitent justement la réutilisation d'une cartouche d'encre.

  • Introduction
  • 65 établissements contrôlés et... 640 anomalies relevées !
  • Les défauts sont nombreux : prix, garantie, information au consommateur, etc. 
  • Des protections toujours plus efficaces pour éviter le recyclage
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