Wi-Fi unifié Netgear Orbi Micro (RBK20) : quelles évolutions et performances ?

Orbi Micro : l'aboutissement ?
Wi-Fi unifié Netgear Orbi Micro (RBK20) : quelles évolutions et performances ?

Cela fait trois ans que Netgear a lancé sa gamme Orbi sur le marché, promettant un Wi-Fi performant, unifié et simple à utiliser. Depuis, l'offre du constructeur a grandement évolué. L'occasion de revenir sur les derniers changements et les performances du modèle Micro (RBK20) annoncé il y a quelques mois. 

C'est en 2016 que Netgear a lancé sa gamme de réseau Wi-Fi unifié Orbi. Plusieurs fois primée au CES depuis, elle avait pour objectif de simplifier la gestion du réseau sans fil dans les grands espaces, notamment les maisons.

Orbi : une bonne idée

Car jusque-là il fallait faire avec des normes peu suivies par les constructeurs ou utiliser un même SSID sur différents appareils, qui ne communiquaient pas forcément très bien les uns avec les autres. Les évolutions récentes dans le domaine du roaming n'étaient encore qu'un doux rêve pour le grand public.

La société faisait alors le pari d'un produit très design, vendu sous la forme de kits contenant un routeur et jusqu'à deux satellites. Le tout devant être simple à gérer, même pour ceux n'ayant aucune passion pour la découverte des centaines d'options d'une interface web. Bref, un produit différent, répondant à un besoin.

Mais Netgear est avant tout un spécialiste du réseau, qui développe ses propres solutions. Il a donc opté pour une constitution robuste afin d'offrir de bonnes performances, s'inspirant d'une fonctionnalité très appréciée sur les produits professionnels et dans le domaine des Software Defined Networks (SDN) : le provisionnement automatique.

En effet, une fois le routeur configuré, les paramètres du réseau Wi-Fi (principal ou invité) sont transmis automatiquement aux différents satellites. Vous n'avez rien à faire !

Réseau maillé et alternatives

En trois ans, de nombreux constructeurs se sont lancés sur le même créneau. De Linksys et ses Velop à TP-Link et sa gamme Deco, tous proposent du Wi-Fi unifié et maillé. Google, malgré un produit peu convaincant techniquement, a réussi à tirer son épingle du jeu en misant sur une communication massive et une application agréable à utiliser.

Il y a aussi des constructeurs plus spécialisés. On pense notamment à Ubiquiti et sa gamme UniFi qu'il développe aussi depuis quelques années, mais qui tient plutôt du réseau SDN professionnel, nécessitant un contrôleur matériel ou logiciel pour assurer son fonctionnement. Ce qui a des avantages et des inconvénients.

Le rachat d'Eero par Amazon montre que les géants américains ont un gros appétit sur ce secteur, le réseau étant un élément vital d'une maison, ce qui va se renforcer dans les années à venir. La création d'un kit de développement Alexa en partenariat avec Qualcomm va d'ailleurs dans le sens d'une plus grande unification des produits.

50 nuances d'Orbi

Netgear l'a d'ailleurs bien compris, annonçant Orbi Voice il y a quelques mois : un satellite avec une enceinte connectée intégrée, exploitant Amazon Alexa (son futur concurrent, donc). 

Mais en trois ans, c'est toute une galaxie qui s'est construite autour de cette gamme, bien à part chez le constructeur. On a d'ailleurs bien du mal à comprendre qu'elle continue de cohabiter avec d'autres produits, comme les répéteurs Nighthawk qui ont des fonctionnalités similaires.

En proposant des routeurs et/ou des satellites indépendants, pouvant fonctionner avec des produits Orbi. Netgear ou d'autres marques, le constructeur étendrait l'empreinte d'Orbi tout en simplifiant la lisibilité de son catalogue. Espérons que cela soit révu pour plus tard.

Quoi qu'il en soit, après le kit RBK50 des premières années, la société a mis sur le marché les RBK40 (Compact), puis 30 (sous la forme d'une prise murale) et 20 (Micro). Des versions moins imposantes et plus abordables, gardant ce qui fait l'intérêt principal d'Orbi : les flux de communication dédiés entre les différents éléments.

Netgear Orbi StreamsNetgear Orbi Streams
La composition des kits Orbi RBK40 (tri-band) et RBK50 (quad-band)

Un satellite tropicalisé pour l'extérieur (RBS50Yv2) est en vente depuis la fin de l'année. La prochaine grande évolution se situe au niveau de l'intégration du Wi-Fi 6 (802.11ax) devant être proposé dans le courant de l'année. Attention tout de même, puisque la concurrence est déjà prête.

Une gamme Pro a également été annoncée, visant les entreprises qui veulent de la simplicité, avec quelques fonctionnalités supplémentaires. Le tout, en gardant un fonctionnement proche des solutions grand public, plutôt que passer sur des réseaux SDN à base de contrôleurs et (parfois) d'abonnements.

Outre les modèles classiques, on y trouve désormais un satellite plafonnier (SRC60). Cette gamme Pro est gérable à distance via le service Insight de la marque (tout comme le RBS50Yv2).

Une évolution aussi logicielle

Les systèmes Wi-Fi se composent certes d'éléments matériels, mais on l'a vu ces dernières années, la demande des consommateurs se situe aussi du côté de la simplicité d'utilisation, notamment via des applications mobiles. Et là aussi, Orbi a fait du chemin ces dernières années.

Le point principalement critiqué venait du fonctionnement centralisé et peu flexible, avec des satellites ne pouvant communiquer qu'avec le routeur, sans fil. Un problème là où la concurrence misait sur des designs maillés (mesh) où routeurs et satellites sont un même produit, tous pouvant communiquer les uns avec les autres, l'objectif étant de prendre constamment le chemin le plus efficace.

Netgear a donc fait évoluer ses firmwares et son application afin de donner un peu plus de liberté aux utilisateurs. Tout d'abord avec l'introduction du daisy chaining en octobre 2017. Une fois activé, ce mode permet à un satellite d'échanger avec un autre satellite afin de joindre ensuite le routeur.

Un véritable bienfait dans certains cas, comme pour ceux qui ont une maison ou un bureau tout en longueur par exemple. Ils peuvent ainsi faire se succéder les satellites sans fil, et sans trop de perte de débit.

En décembre 2017, on avait droit à l'ethernet backhaul, permettant là aussi d'apporter une solution dans certains cas. Le routeur peut ainsi être relié à un satellite via un simple câble réseau, tout en gardant tout de même la possibilité d'échanger sans fil avec d'autres éléments. Pratique lorsqu'un mur empêche d'accéder à telle ou telle zone autrement, ou pour booster le débit d'un satellite un peu éloigné. 

2018 : une année calme pour Orbi (ou presque)

Malheureusement, le temps semble s'être arrêté en 2018 pour Orbi. Il n'y a qu'à regarder les quatre mises à jour de firmware publiées depuis un an pour le comprendre (1, 2, 3, 4).

Pendant cette période, il a principalement été question de correctifs et d'améliorations mineures, la branche 2.2.x diffusée en octobre ne servant qu'à accueillir les nouveaux modèles. Même constat pour l'application mobile, comme le montre l'historique de la version iOS. Jusqu'en mars il n'est question que de petits correctifs. Depuis, l'équipe ne s'embête même plus à publier les détails et se contente d'un texte générique. 

Sur le fond, aucune grande nouveauté n'a été apportée aux interfaces d'Orbi ces derniers mois. Ce, alors que l'on pourrait imaginer de nombreuses évolutions, notamment dans les fonctionnalités de QoS et de routage. Il est par exemple impossible de suivre précisément le trafic des différents clients, d'établir des règles précises, de passer telle ou telle machine en flux prioritaire, etc. Tant de choses que proposent d'autres produits Netgear.

Netgear Armor

En réalité, le constructeur a développé un autre aspect de sa gamme ces derniers mois, apparemment au détriment du reste : les partenariats. Ainsi, le contrôle parental avancé n'est proposé que si vous optez pour la solution Circle with Disney. D'ici peu, Armor (Bitdefender) fera son apparition pour la sécurité.

Le point commun de ces deux solutions ? Elles proposent une version payante. Un modèle qui s'approche de celui des jeux vidéo avec DLC, qui n'arrange pas les choses pour une gamme de produits déjà souvent considérée comme chère. C'est sans doute pour cela que le constructeur a fait des efforts sur ses prix ces derniers mois.

Promotions et modèles Micro (RBK20)

Lors de nos premiers tests d'Orbi, nous relevions qu'un kit RBK40 (Compact) avec un routeur et un satellite était proposé aux alentours de 330 euros hors promotions. Depuis, on a vu ce produit tomber à 200 euros et les remises sur l'ensemble de la gamme Orbi (hors Pro) sont assez régulières

Pour rendre son offre encore plus accessible, Netgear a lancé l'été dernier la déclinaison Micro (RBK20). Vendue sous la forme d'un kit ou même d'un routeur seul (une première pour Orbi), elle était annoncée à 139 euros et 240 euros. Le prix du routeur RBR20 n'a pas changé mais on trouve le pack à un peu plus de 200 euros.

Le RBR20 peut être vu comme la possibilité d'un premier pas dans l'écosystème Orbi, en attente d'une future extension. Pouvant être configuré en point d'accès, il peut être intéressant utilisé avec une box classique. Mais dans un tel cas, autant regarder du côté des répéteurs Nighthawk, proposés à des prix similaires.

Surtout, on a là encore régulièrement droit à des promotions. Le routeur seul a par exemple été vendu 100 euros au début de l'année, un pack de trois éléments à 210 euros seulement encore la semaine dernière. Bref, si vous êtes intéressés par Orbi, n'hésitez pas à attendre la prochaine vague de remises !

Netgear Orbi RBK20

Les Orbi Micro sont d'autant plus intéressants qu'il ne s'agit pas d'une sous-version des Orbi Compact. Les packs RBK4x sont d'ailleurs remplacés par les RBK2x en boutique. En effet, il est toujours question d'un modèle tri-band (400 + 867 + 867 Mb/s) avec un flux à 867 Mb/s dédié à la communication entre le routeur et les satellites.

Il est par contre bien plus petit (d'où son nom). Pour cela, un seul critère a été « rogné » : les connecteurs réseau. Il n'y a qu'un port WAN et un port LAN à l'arrière du routeur et deux ports LAN pour chaque satellite (soit deux LAN de moins). Vous aurez donc le plus souvent besoin d'un switch pour connecter d'autres appareils.

Les adeptes du PoE(+) regretteront également qu'il ne soit pas de la partie sur un tel produit. Surtout lorsqu'il ne nécessite qu'une alimentation 12 V et 1,5 A, contre 12 V et 2,5 A pour les modèles Compact.

Une installation rapide

La phase d'installation est toujours aussi simple, passant soit par l'application avec le scan d'un QR Code, soit par l'interface web accessible par défaut par deux adresses :

http://orbilogin.com
http://192.168.1.1

On retrouve toujours les points qui nous hérissent un peu les poils dans les procédures de Netgear, comme le compte principal qui ne peut se nommer qu'admin, les questions de sécurité ou les mots de passe affichés à l'écran (pour simplifier la vie de Mr tout le monde). Pour le reste, cela ne prend que quelques minutes, avec un couple SSID/mot de passe Wi-Fi proposé par défaut, mais que vous pouvez librement modifier.

Si un autre routeur est détecté, vous serez désormais prévenu. La langue passe automatiquement au français à la première connexion sur l'interface en ligne. Circle With Disney y est également mis en avant, ne serait-ce que pour vous inciter à l'utiliser dans sa version gratuite (Netgear espérant bien vous voir opter pour l'abonnement Premium).

Voici la procédure dans l'application mobile :

Orbi 2019 ConfigurationOrbi 2019 ConfigurationOrbi 2019 ConfigurationOrbi 2019 ConfigurationOrbi 2019 ConfigurationOrbi 2019 ConfigurationOrbi 2019 Configuration

Une application mobile (un peu trop) simple

Comme évoqué précédemment, l'application mobile n'a pas vraiment évolué cette dernière année. Ainsi, il n'y a pas vraiment de nouveautés ou de fonctionnalité qui sorte du lot. 

Outre la phase d'installation, on peut y gérer seulement le strict minimum pour le réseau Wi-Fi classique ou invité, voir la liste des clients connectés et quelques détails (nom d'hôte, IP, connexion, adresse MAC, type d'appareil), le mappage réseau, le graphique de mesure de trafic (total et moyen), lancer un test de débit, etc.

Aucun détail sur la consommation d'un client en particulier n'est accessible, aucun paramètre plus ou moins avancé, on appréciera seulement de pouvoir « mettre en pause » un utilisateur, ce qui revient à lui bloquer l'accès.

Une telle situation serait acceptable pour un simple point d'accès, et encore étant donné ce que l'on peut voir chez la concurrence à ce niveau, c'est plus compliqué à comprendre pour un routeur.

Orbi 2019 ApplicationOrbi 2019 Application Orbi 2019 ApplicationOrbi 2019 ApplicationOrbi 2019 Application

Une interface web trop complète ou pas assez

On a la même sensation face à l'interface web. De nombreux éléments qui peuvent paraître essentiel dans un routeur à usage familial (plusieurs smartphones, tablettes et PC dans une maison, ça nécessite parfois des règles de partage des ressources) manquent à l'appel, alors que d'autres sont là mais peu utiles.

Ainsi, vous pouvez définir des routes statiques, des réseaux virtuels (VLAN), modifier les seuils CTS/RTS du Wi-Fi... mais pas simplement voir un graphique en temps réel la bande passante consommée ou le détail pour chaque utilisateur. Ceux-ci sont pourtant listés dans l'interface.

On sait à quel élément du système Orbi ils sont connectés, mais à part quelques informations, ça s'arrête là. On ne peut pas voir le trafic qu'ils consomment ou directement agir sur eux dans cette liste. C'est une autre bizarrerie : on peut bloquer un utilisateur d'un clic dans l'application, en voir la liste facilement dans l'interface web, mais cette dernière ne permet pas un blocage direct.

Pour cela, il faut se rendre dans la section contrôle d'accès de la partie sécurité des paramètres avancés, après avoir activé la possibilité d'opérer un tel blocage. Ubuesque.

Orbi 2019 Interface WebOrbi 2019 Interface Web

De nombreux points d'accès, qui n'ont pas les possibilités d'un routeur, proposent pourtant des fonctionnalités de ce type. C'est également le cas des Freebox depuis des années. Pourtant, Netgear fait l'impasse et ne semble pas décidé à faire évoluer les choses... et c'est bien dommage. 

Côté paramètres sans fil, si l'on apprécie que le daisy chaining et le MU-MIMO soient activés par défaut, on a toujours du mal à comprendre que le beamforming implicite ou le fast roaming ne le soient pas. Il faudra donc penser à se rendre dans les paramètres avancés de l'interface web pour les activer après l'installation. 

Circle with Disney

Passons maintenant au contrôle parental avancé de Disney. Première déception : il nécessite la création d'un compte, avec un opt-out pour les communications marketing, ce qui est contraire à la loi. Ensuite il exige un numéro de mobile, au prétexte que cela permettra de récupérer le compte en cas de problème. On devrait pouvoir se limiter à l'email. 

L'abonnement de base permet d'assurer un filtrage des sites visités selon l'âge ou des catégories. On peut également bloquer l'accès d'un appareil (ce que permet nativement le routeur) et... voir l'historique des sites visités. Attention, cela nécessite que vous informiez les utilisateurs de votre réseau que c'est en place.

Orbi Circle With Disney Orbi Circle With Disney Orbi Circle With Disney Orbi Circle With Disney Orbi Circle With DisneyOrbi Circle With Disney

L'abonnement Premium, facturé 5,49 euros par mois ou 52,99 euros par an, ouvre d'autres possibilités : temps passé par les utilisateurs, heures de fonctionnement, durée limitée de l'accès, système de récompense, connexion à Alexa/IFTTT. On se dit que nombre de ces éléments auraient leur place dans le fonctionnement basique du routeur, mais que Netgear préfère laisser Circle s'en occuper.

Une stratégie à double tranchant, surtout si la concurrence fait mieux.

Le fonctionnement de l'application est assez simple à comprendre, de nombreux tutoriels sont en place pour guider les plus novices. Un essai d'un mois de la version Premium est proposé, mais géré par Apple ou Google ensuite. Attention donc à bien l'annuler rapidement si jamais vous ne voulez pas payer pour le service passé cette durée.

Quelles performances ?

Le modèle le plus récent de la gamme classique est l'Orbi Micro (RBK20). C'est donc celui que nous avons testé afin de voir l'évolution du constructeur à ce niveau. Nous l'avons logiquement opposé au RBK40 qu'il remplace, l'objectif étant de voir si les performances similaires vantées par Netgear se vérifient.

Le tout a été opposé à une Freebox Delta, accompagnée d'un point d'accès Ubiquiti UAP-AC-LR d'Unifi, avec une Cloud Key de première génération. Le tout nous a coûté 190 euros, soit à peu près le tarif du kit Orbi Micro (hors promotions). Notez que dans ce second cas, ne tient pas compte du coût du routeur (la Freebox).

Le point d'accès Ubiquiti peut également être utilisé seul, mais ses fonctionnalités sont alors plus limitées.

Plan Test Orbi Février 2019

L'installation s'est faite dans la maison « Patrick » avec la box ou le routeur placée dans le garage (1), le point d'accès/satellite étant placé au 1er étage où se situe la chambre (au-dessus de la cuisine, non visible sur le plan), relié par un câble réseau à 1 Gb/s. 

Un relevé est effectué dans le garage (cinq mètres environ), puis dans la salle à manger (2), le salon (3) et la chambre du 1er étage. Dans le cas de la Freebox et du point d'accès Unifi, nous avons effectué un relevé complet par produit.

Il est néanmoins possible d'utiliser un même SSID afin de profiter systématiquement du réseau le plus proche. Le point d'accès Ubiquiti n'ayant pas de lien Wi-Fi dédié, il sera néanmoins déconseillé de l'utiliser en mode « Mesh ».

Nous transférons une ISO de 3,9 Go depuis un serveur relié à la Freebox sous Windows 10 sur un portable Dell Lattitude 7390 (2-en-1), avec une puce Wi-Fi à 867 Mb/s. Un débit géré par tous les produits testés. Trois relevés sont effectués par zone au minimum, nous relevons la moyenne en excluant les résultats trop divergents.

Performances Test Orbi Février 2019

La première chose à noter, c'est que les performances du kit Orbi Compact et Micro sont similaires. Elles sont même très légèrement en faveur du petit nouveau, ce qui va dans le sens d'une composition identique, malgré la réduction de la taille des produits. C'est une bonne chose.

Comme lors de nos tests précédents, on note néanmoins qu'Orbi n'est pas le gagnant lorsqu'il s'agit de proposer une vitesse de pointe, la Freebox Delta faisant mieux, tant sur une courte distance (garage) que sur plus d'une dizaine de mètres (salon). Elle est par contre incapable de couvrir l'ensemble du rez-de-chaussée de la maison seule.

Il lui faut alors un point d'accès complémentaire. Free n'en proposant pas pour le moment, une solution comme celle proposée par Unifi est intéressante puisqu'elle dispose d'une couche logicielle assez complète lorsque la Cloud Key est utilisée pour la gestion du réseau. Les performances du modèle testé sont par contre en retrait par rapport à Orbi.

Netgear ne doit pas se reposer sur ses lauriers

On l'a vu, Netgear est parti dans les premiers dans la course au réseau Wi-Fi unifié. Si Orbi avait quelques défauts dans la rigidité de son fonctionnement, la marque a rapidement su réagir en multipliant les mises à jour. Elle a également étendue la gamme et revue sa politique tarifaire, rendant l'offre plus attractive.

Mais il s'agit d'une course de fond, et l'équipe en charge d'Orbi semble clairement s'essouffler. Le manque d'évolution de l'interface web et de l'application mobile deviennent de véritables défauts. Le routeur passe à côté de fonctionnalités qui peuvent être essentielles pour le public visé, les nouveautés viennent de partenariats qui nécessitent une rallonge financière... et pendant ce temps, les concurrents avancent.

Il n'y a qu'à voir ce que permet un simple point d'accès Ubiquiti, comme le regroupement des clients pour leur imposer des limites de trafic, le suivi en temps réel du débit, etc. Même un simple produit à 50 euros comme l'EdgeRouter-X offre bien plus de possibilités. Certes, ils visent un public d'initié, mais Netgear devrait entendre le besoin d'une évolution sérieuse des fonctionnalités de ses routeurs, au-delà des modèles pour joueurs.

Ainsi, la simplicité d'Orbi qui est l'une de ses forces, devient peu à peu l'une de ses faiblesses. Alors que de nouveaux modèles doivent arriver dans l'année, espérons qu'ils seront accompagnés de fonctionnalités natives plus avancées. Car même les box de FAI finissent par proposer un réseau Wi-Fi performant. Ce n'est qu'une question de temps avant que les solutions unifiées ne deviennent la norme. 

Si Netgear avait réussi à marquer le coup en 2016, il lui faudra recommencer dans l'année qui vient. Sans quoi Orbi finira par apparaître comme une ancienne star, usée par le temps.

Ce contenu est désormais en accès libre

Il a été produit grâce à nos abonnés, l'abonnement finance le travail de notre équipe de journalistes.

ou choisissez l'une de nos offres d'abonnement :

5 commentaires
Avatar de aurejac Abonné
Avatar de aurejacaurejac- 02/03/19 à 18:47:27

Bonjour David, Tres bon article, mais ce serait fabuleux si tu pouvais rajouter des cartographies avec Netspot ou HeatMapper.

Avatar de aurejac Abonné
Avatar de aurejacaurejac- 02/03/19 à 18:50:35

J'aimerais bien un petit test des points d'accès CoVR où le backhaul n'est ni en ethernet, ni en radio 5Ghz mais en CPL 1200 ce qui dans pas mal de cas (murs porteurs, pas de rj45) donne de très bons resultats

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 02/03/19 à 19:09:34

(quote:39906:aurejac) Bonjour David, Tres bon article, mais ce serait fabuleux si tu pouvais rajouter des cartographies avec Netspot ou HeatMapper.

J'y penserai, même si ce n'est pas toujours simple dans les environnements de test ici, mais je vais essayer de voir. après c'est peu indicatif vu que ça dépend pas mal de la composition de chaque appartement/bureau/maison

(quote:39907:aurejac) J'aimerais bien un petit test des points d'accès CoVR où le backhaul n'est ni en ethernet, ni en radio 5Ghz mais en CPL 1200 ce qui dans pas mal de cas (murs porteurs, pas de rj45) donne de très bons resultats

Il y a des marques classiques qui font de telles solutions (Netgear/TPlink au moins de mémoire). Après le CPL reste une solution tout ou rien : soit c'est génial, soit on arrive à rien en faire (et là aussi ça dépend pas mal de la composition du lieu et de l'installation)

Avatar de aurejac Abonné
Avatar de aurejacaurejac- 02/03/19 à 20:08:48

Merci, pour les carto Wifi "toutes choses égales par ailleurs" (donc sur le même site) ça donne une bonne idée de la portée réelle des appareils respectifs. Après ça peut être piquant de faire un test dans une maison avec des cloisons en machefer :)

Quant aux CPL si je citais les COVr (chez D-Link) c'est que c'est la seule solution que je connaisse de ce type (= réseau wifi unifié, backhaul en CPL 1200) qui passe partout, même avec une install triphasé là où les anciens CPL déclaraient forfait).

Avatar de tybaut Abonné
Avatar de tybauttybaut- 03/03/19 à 13:48:49

Pour info un site spécialisé dans le Son-Vidéo ;-) propose actuellement l'Orbi RBR20 (routeur seul) à 99€, je regardais justement hier pour me le procurer et venir remplacer le wifi défaillant d'une Freebox Revolution R1 (comme je ne sais pas avant combien de moi Free proposera la migration vers la Freebox Delta seul...)

Merci beaucoup pour l'article !

Édité par tybaut le 03/03/2019 à 13:49
Il n'est plus possible de commenter cette actualité.

2000 - 2019 INpact MediaGroup - SARL de presse, membre du SPIIL. N° de CPPAP 0321 Z 92244.

Marque déposée. Tous droits réservés. Mentions légales et contact